Résumé de la décision
Mme A... a formé une requête en annulation contre le jugement du tribunal administratif de Nantes du 15 juillet 2015, qui rejetait sa demande d'annulation d'un arrêté ministériel du 13 novembre 2012. Cet arrêté l'avait reclassée au 10ème échelon du grade de secrétaire d'administration et de contrôle de classe exceptionnelle, alors qu'elle revendiquait un reclassement au 11ème échelon. La cour administrative a rejeté sa requête, considérant que les arguments avancés par Mme A... ne reposaient sur aucune base juridique suffisante.
Arguments pertinents
1. Moyens de contestation : Mme A... a soutenu que son reclassement n’avait pas été effectué conformément aux dispositions du décret n° 2009-1388 du 11 novembre 2009, au principe d’égalité, et qu'elle avait été discriminée en raison de son âge ainsi que de son congé de longue maladie. La cour a rejeté ces arguments, rappelant qu'ils avaient été déjà écartés par le tribunal administratif de Nantes. "Mme A... reprend en appel, sans les assortir de plus de justifications, les moyens qu'elle avait invoqués en première instance..."
2. Impact du congé de longue maladie : La cour a établi que la prise de congé de longue maladie en 2003 n'était pas pertinente pour la détermination de la légalité de la décision attaquée, puisque, dès cette date, elle avait atteint le dernier échelon de son corps et ne pouvait plus bénéficier d’avancements de carrière. "Il est constant qu'à compter de 2003, Mme A... avait atteint le dernier échelon du grade le plus élevé de son corps et ne pouvait, en conséquence, plus bénéficier d'aucun avancement..."
Interprétations et citations légales
1. Légalité du reclassement : La cour a analysé le reclassement de Mme A... sous l’angle du décret n° 2009-1388. Celui-ci visait à faciliter l'avancement des fonctionnaires ayant une longue ancienneté, mais les arguments de Mme A... n’ont pas prouvé que son reclassement ait été illégal, donnant ainsi raison au tribunal administratif.
2. Principes d’égalité et de non-discrimination : La cour a rappelé que la discrimination alléguée était insuffisamment étayée et, surtout, inapplicable dans la mesure où la situation de Mme A... était différente de celle d'autres agents ayant progressé dans leur carrière. "Les circonstances [âge et congé de longue maladie] sont toutefois insusceptibles d'exercer une influence sur la légalité de la décision attaquée..."
3. Références légales : La décision s’appuie sur plusieurs textes, notamment la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 et le décret n° 2009-1388 du 11 novembre 2009, pour établir que les procédures de reclassement ont été suivies. Ces textes encadrent les dispositions statutaires et les modalités de reclassement dans la fonction publique de l'État.
En conclusion, la cour a jugé que les moyens invoqués par Mme A... ne faisaient pas obstacle à la légalité de l'arrêté contesté et que le tribunal avait appliqué correctement le cadre légal en vigueur.