Résumé de la décision
La Cour administrative d'appel a étudié la requête de M. B..., qui contestait le jugement rendu par le tribunal administratif de Melun, ayant octroyé 180 euros à titre d'indemnité suite à la disparition de ses effets personnels. Le gardien des sceaux a, pour sa part, soutenu que la demande était irrecevable en raison d'une transaction conclue par M. B... en acceptant cette indemnité. Au final, la Cour a jugé que le tribunal administratif avait statué en premier et dernier ressort sur cette demande, ne pouvant par conséquent être contesté par appel, et a décidé de renvoyer la requête au Conseil d'État.Arguments pertinents
1. Irrecevabilité de la requête : La Cour a souligné que le tribunal administratif statue en premier et dernier ressort pour les demandes d'indemnité ne dépassant pas 10 000 euros, ce qui impliquait que la requête de M. B... ne pouvait faire l'objet d'un appel. Elle a mentionné : « [...] le total des sommes demandées par M. B... n'excédait pas ce montant ; qu'ainsi, [...] le jugement litigieux n'est pas susceptible d'appel. »2. Transaction reconnue : Le garde des sceaux a argué que l’acceptation d'une indemnité par M. B... valait comme transaction, rendant sa demande irrecevable. La Cour n’a pas été amenée à se prononcer sur ce point, se concentrant sur l'irrecevabilité d'appel.
Interprétations et citations légales
La décision se fonde sur plusieurs dispositions du Code de justice administrative :- Code de justice administrative - Article R. 811-1 (8°) : Il stipule que le tribunal administratif statue en premier et dernier ressort sur les actions indemnitaires lorsque les demandes n'excèdent pas 10 000 euros. Cette disposition a été essentielle pour justifier que le jugement en première instance n’était pas susceptible d'appel.
- Code de justice administrative - Article R. 222-14 et Article R. 222-15 : Ces articles précisent les règles de compétence matérielle des juridictions administratives et établissent les seuils au-delà desquels une décision peut être contestée. Cela a permis de confirmer que la Cour n'avait pas la compétence pour examiner la demande d'appel en raison du montant limité en jeu.
- Code de justice administrative - Article R. 351-2 : Utilisé pour justifier le renvoi de la requête au Conseil d'État, sans avoir à prendre position sur la recevabilité de la demande en première instance.
En conclusion, la décision a clarifié le cadre juridique entourant les demandes d'indemnisation et la portée des transactions sur ces demandes, tout en insistant sur les limitations procédurales imposées par le Code de justice administrative.