Résumé de la décision
La Cour administrative d'appel a reçu une requête de M. D... visant l'annulation d'une ordonnance du Tribunal administratif de Paris et le paiement par la Fédération française de football (FFF) de la somme de 15 626 euros pour des frais de mission. M. D... soutenait que la juridiction administrative était compétente, car il s'agissait de frais liés à une mission de service public d'arbitrage. La FFF a contesté cette compétence et a demandé le rejet de la requête, tout en réclamant des frais. La Cour a jugé que le litige ne relevait pas de la compétence de la juridiction administrative, rejetant de ce fait la requête de M. D... et condamnant ce dernier à verser 1 500 euros à la FFF pour couvrir ses frais.
Arguments pertinents
1. Incompétence de la juridiction administrative : La Cour a conclu que le litige concernait les relations entre une association régie par la loi de 1901 (la FFF) et l'un de ses membres. Elle a souligné que "le litige qui concerne le paiement d'éventuels frais de mission [...] ne traduit pas l'exercice de prérogatives de puissance publique" et n'est donc pas soumis à la compétence des juridictions administratives.
2. Rejet des demandes de M. D... : En rappelant la nature privée des relations entre M. D... et la FFF, la Cour a rejeté les demandes au motif qu'elles ne relevaient pas du cadre administratif. Elle a conclu que la FFF n'était pas la partie perdante, ce qui a conduit à la fin de la requête.
Interprétations et citations légales
La décision fait référence à plusieurs textes de loi qui guident l'interprétation des compétences juridictionnelles et des principes relatifs aux relations entre associations et leurs membres :
- Code de justice administrative - Article L. 761-1 : Ce texte stipule que « la partie perdante dans une instance administrative est condamnée à payer à l'autre partie une somme au titre des frais exposés non compris dans les dépens ». La Cour a statué que la FFF n'étant pas la partie perdante, M. D... devait lui verser 1 500 euros pour couvrir ses frais liés à l'instance.
Cette décision souligne l'importance de la nature des relations juridiques en jeu et la distinction entre les litiges relevant des missions de service public et ceux relevant de la vie associative. Elle illustre également la rigidité des critères d'application des dispositions du Code de justice administrative en matière de frais de justice.