Résumé de la décision
M. C..., un ressortissant tunisien, a formé un appel contre un jugement du Tribunal administratif de Cergy-Pontoise qui avait rejeté sa demande d'annulation d'un arrêté du préfet de police de Paris. Cet arrêté, daté du 21 janvier 2019, lui ordonnait de quitter le territoire français dans un délai de trente jours. La Cour a confirmé le jugement du tribunal, rejetant cet appel en raison de la situation irrégulière de M. C... au moment de l'arrêté et de son incapacité à prouver que des démarches administratives pour normaliser sa situation avaient été entravées.
Arguments pertinents
1. Situation irrégulière : M. C... n'a pas été en mesure de démontrer que l'administration avait prolongé indûment la prise de rendez-vous pour une demande de titre de séjour. En effet, il n'avait pas enregistré de demande à la date de l'arrêté. La Cour a donc conclu qu'il se trouvait en situation irrégulière au moment de la décision, affirmant que "A la date de l'arrêté attaqué, aucune demande de titre de séjour n'avait été enregistrée pour M. C...".
2. Violaion de l'article 8 de la CESDH : La Cour a également rejeté l'argument de M. C... selon lequel l'arrêté était contraire à l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Elle a indiqué qu'il n'y avait pas lieu de modifier les motifs retenus par le premier juge, qui ont fondé le rejet de cet argument.
Interprétations et citations légales
- Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : Bien qu'aucun article spécifique de ce code ne soit mentionné dans le résumé, la situation de M. C... est régie par les dispositions qui établissent les conditions de séjour et de demande de titre de séjour pour les étrangers. M. C... a échoué à démontrer son droit à un titre de séjour, ce qui est essentiel pour légitimer sa présence sur le territoire.
- Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales (CESDH) - Article 8 : Cet article garantit le droit au respect de la vie privée et familiale. La Cour a pris en compte les implications possibles de l'arrêté sur la vie de M. C..., cependant, la décision signifie que la situation irrégulière de l’individu prime sur ses droits interprétés dans ce cadre. La phrase "il y a lieu, par adoption des motifs retenus, d'écarter le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8" indique une interprétation qui privilégie la législation nationale sur la protection des droits individuels dans des cas de séjour irrégulier.
Ces éléments montrent comment le droit administratif français et le cadre européen des droits de l'homme interagissent dans des affaires relatives à l'immigration, le respect des textes législatifs s'imposant souvent sur les droits subjectifs.