Résumé de la décision
M. T..., commissaire général de police, a été sanctionné par un décret du 1er juillet 2019, qui l'a exclu temporairement de ses fonctions pour une durée de six mois, dont quatre mois avec sursis, suite à un comportement jugé inapproprié et à un manquement à ses obligations professionnelles. M. T... a saisi le juge des référés du Conseil d'État pour demander la suspension de ce décret, arguant que la procédure était irrégulière, que les faits reprochés ne justifiaient pas une sanction, que celle-ci était disproportionnée et qu'elle violait le principe du non bis in idem. Le juge a rejeté sa requête, considérant qu'aucun des moyens avancés ne créait un doute sérieux quant à la légalité de la décision.
Arguments pertinents
1. Erreur de qualification juridique : M. T... soutenait que les faits reprochés ne constituaient pas des fautes justifiant la sanction. Cependant, le juge a estimé que les arguments présentés ne créaient pas de doute sérieux sur la légalité du décret.
2. Disproportionnalité de la sanction : M. T... a également fait valoir que la sanction était disproportionnée par rapport à la gravité des faits. Le juge a conclu que cette assertion ne remettait pas en cause la légalité de la décision.
3. Principe de nécessité des peines et non bis in idem : M. T... a invoqué la méconnaissance de ces principes. Toutefois, le juge a jugé que ces moyens ne suffisaient pas à établir un doute sérieux sur la légalité du décret.
Interprétations et citations légales
1. Code de justice administrative - Article L. 521-1 : Cet article stipule que le juge des référés peut suspendre l'exécution d'une décision administrative lorsque l'urgence le justifie et qu'il existe un moyen créant un doute sérieux quant à la légalité de la décision. Dans cette affaire, le juge a constaté qu'aucun des moyens avancés par M. T... ne remplissait ces conditions.
2. Code de justice administrative - Article L. 522-3 : Cet article permet au juge de rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d'urgence n'est pas remplie ou lorsque la requête est manifestement irrecevable ou mal fondée. Le juge a appliqué cet article pour rejeter la requête de M. T..., considérant qu'elle ne pouvait être accueillie.
3. Déclaration des droits de l'homme et du citoyen : Bien que M. T... ait invoqué des principes issus de cette déclaration, le juge a estimé que les arguments ne suffisaient pas à établir un doute sérieux sur la légalité de la décision.
En conclusion, la décision du juge des référés repose sur une évaluation rigoureuse des moyens présentés par M. T..., qui n'ont pas réussi à démontrer une illégalité manifeste du décret de sanction.