Résumé de la décision
Le préfet des Pyrénées-Atlantiques a contesté, par voie de recours, un jugement du tribunal administratif de Pau qui avait accordé à M. B... un permis de construire une maison d’habitation. La cour administrative a annulé ce jugement, considérant que l'autorisation de construire ne respectait pas les prescriptions du code de l'urbanisme concernant l'extension de l'urbanisation, spécifiquement les critères de continuité avec les agglomérations existantes. L'affaire a été renvoyée au tribunal administratif de Pau pour un nouvel examen.Arguments pertinents
1. Continuation d'urbanisation : Le tribunal a jugé que la construction de M. B... était en continuité avec une agglomération existante en raison de sa proximité immédiate avec un camping. Toutefois, le Conseil d’État a relevé qu'il n'a pas été démontré que les constructions du camping assuraient effectivement cette continuité.> "En jugeant que le projet de M. B... devait être regardé comme réalisé en continuité avec une agglomération existante [...] le tribunal administratif a commis une erreur de droit."
2. Application du Code de l'urbanisme : Il a été fait référence aux dispositions de l'article L. 146-4 du code de l'urbanisme, qui stipulent que l'extension de l'urbanisation doit se faire en continuité avec les agglomérations existantes.
> "L'extension de l'urbanisation doit se réaliser soit en continuité avec les agglomérations et villages existants."
Interprétations et citations légales
1. Code de l'urbanisme - Article L. 146-4 : Cet article fixe des critères rigoureux pour l’extension de l’urbanisation dans les communes littorales, en conditionnant la possibilité de construire au fait que les nouvelles constructions soient en continuité avec des formes d'urbanisation existantes.> "Aucune construction ne peut être autorisée, même en continuité avec d'autres, dans les zones d'urbanisation diffuse éloignées de ces agglomérations et villages."
2. Code de justice administrative - Article L. 761-1 : Cet article précise que dans le cadre d'une instance, l'État ne peut pas être condamné à verser des frais de justice lorsque, dans le cadre de l'affaire, il n'est pas la partie perdante.
> "Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à ce titre à la charge de l'Etat."
Cette décision met en lumière les exigences de continuité urbanistique et les spécificités qui doivent être considérées lors de l'octroi de permis de construire en milieu littoral, tout en rappelant les implications procédurales quant aux frais de justice.