Résumé de la décision
La décision concerne la protestation de M. C... contre l'élection de M. A... en tant qu'adjoint au maire, survenue le 14 décembre 2020. M. C... a déposé sa protestation au greffe du tribunal administratif de Caen le 11 janvier 2021, soit après l'expiration du délai légal. Le tribunal a jugé la protestation manifestement irrecevable, entraînant le rejet de la requête de M. C..., qui réclame l'annulation de l'ordonnance.
Arguments pertinents
1. Irrecevabilité de la protestation : Le tribunal a constaté que la protestation est intervenue après l'échéance légale, rendant la réclamation irrecevable. L'article R. 119 du code électoral impose que les réclamations soient déposées dans les cinq jours suivant l'élection, ce qui n'a pas été respecté.
2. Délais des réclamations : Le tribunal a cité que, selon le Code général des collectivités territoriales - Article D. 2122-2, “le délai de cinq jours dans lequel [...] l'élection du maire et des adjoints peut être arguée de nullité court à partir de vingt-quatre heures après l'élection” qui, dans ce cas, a expiré avant que M. C... dépose sa protestation.
3. Anticipation des objections : M. C... a affirmé avoir informé le maire de ses objections par lettre du 10 décembre 2020, avant l'élection. Toutefois, le tribunal a jugé que ce courrier ne pouvait constituer une réclamation formelle, car il ne pouvait pas porter sur des opérations électorales qui n'avaient pas encore eu lieu.
Interprétations et citations légales
Les textes de lois appliqués dans cette décision ont des implications essentielles sur le droit électoral et les délais de procédure:
- Code général des collectivités territoriales - Article L. 2122-13 : L'élection du maire et des adjoints peut être contestée dans les mêmes formes que pour les élections du conseil municipal, ce qui impose des délais stricts pour la contestation. L'article fixe clairement les conditions et méthodes pour engager une réclamation.
- Code électoral - Article R. 119 : “Les réclamations contre les opérations électorales doivent être consignées au procès-verbal, sinon être déposées, à peine d'irrecevabilité, au plus tard à dix-huit heures le cinquième jour qui suit l'élection.” Cette citation souligne l'importance de la temporalité dans le cadre des procédures électorales, rendant obligatoire le respect de ce délai pour assurer l'ordre et la clarté des résultats électoraux.
- Code général des collectivités territoriales - Article D. 2122-2 : “Le délai de cinq jours dans lequel [...] l'élection du maire et des adjoints peut être arguée de nullité court à partir de vingt-quatre heures après l'élection.” Cette disposition clarifie le point de départ du délai pour contester une élection, renforçant l'idée que toute contestation doit être faite rapidement après l'événement électoral.
En résumé, le tribunal administratif de Caen a fondé sa décision sur une interprétation stricte des délais légaux en matière de contestations électorales, soulignant l'importance de respecter les procédures établies pour garantir la validité des opérations électorales.