Résumé de la décision
M. B... a été suspendu par la Commission des sanctions de l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) suite à un contrôle antidopage effectué le 27 mai 2017, qui a révélé la présence de plusieurs substances interdites dans ses urines. Il a reçu une interdiction de participation à des manifestations sportives et d'exercice d'activités liées à ces manifestations, pour une durée de quatre ans, accompagnée d'une amende de 1 000 euros. M. B... conteste cette décision et demande son annulation. Toutefois, le tribunal rejette sa demande, considérant que la procédure disciplinaire a été régulière et que la sanction est juste et proportionnée au manquement aux règles anti-dopage.
Arguments pertinents
1. Régularité de la procédure disciplinaire :
La décision souligne que l'Agence a respecté les exigences de convocation prévues par l'article R. 232-92 du Code du sport. M. B... a été dûment convoqué par un courrier recommandé, conforme aux exigences légales. Le tribunal déclare : « M. B..., qui ne conteste pas utilement les mentions des visas de la décision qu'il attaque, n'est pas fondé à soutenir que les exigences posées par les dispositions de l'article R. 232-92 (...) n'ont pas été respectées. »
2. Proportionnalité de la sanction :
La décision évoque que les substances détectées ont des implications sévères pour la santé et l'intégrité des compétitions sportives. La durée de la sanction de quatre ans est jugée proportionnée, surtout considérant la nature "non spécifiée" du clenbutérol et le nombre de substances détectées. Le tribunal note : « La protection des pratiquants d'une activité physique ou sportive contre le dopage est de nature à justifier qu'un sportif sanctionné pour dopage ne puisse, pendant la durée de l'interdiction, enseigner, animer ou encadrer cette activité physique ou sportive. »
Interprétations et citations légales
1. Régularité de la procédure : La régularité de la procédure est étayée par l'article R. 232-92 du Code du sport, qui impose des règles précises sur la convocation des parties. Ce respect des formalités garantit le droit à un recours effectif et un procès équitable, conformément à l'article 16 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen et à l'article 6 de la Convention européenne.
- Code du sport - Article R. 232-92 : « L'intéressé et son défenseur [...] sont convoqués devant la formation disciplinaire [...] quinze jours au moins avant la date de la séance [...] »
2. Sanctions pour manquement aux règles antidopage : Les articles L. 232-23 et L. 232-23-1 du Code du sport établissent les règles relatives aux sanctions applicables aux sportifs en cas de contrôle positif. La distinction entre substances "non spécifiées" et "spécifiées" est essentielle pour déterminer la durée de la sanction.
- Code du sport - Article L. 232-23 : « Un manquement aux règles anti-dopage sous forme de présence, dans l'échantillon d'un sportif, de substances figurant sur une liste peut être sanctionné [...] »
- Code du sport - Article L. 232-23-1 : « [...] la durée est, en principe, de quatre ans ou de deux ans lorsque le sportif démontre qu'il n'a pas eu l'intention de le commettre [...] »
Ces interprétations légales et les citations pertinentes confirment la décision du tribunal et la justification des sanctions imposées à M. B... pour ses manquements aux règles anti-dopage.