Résumé de la décision
M. A... a présenté une requête devant le juge des référés du Conseil d'État, contestation la décision implicite de clôture de l'instruction de son affaire datant du 4 mars 2020, ainsi que le rejet implicite de sa demande formulée le 5 mars 2021. Il soutenait que ces décisions étaient entachées d'illégalités graves, invoquant des atteintes au principe d'égalité des armes et à ses droits de défense, car il n’avait été représenté que par un avocat postulant. La juridiction a rejeté sa requête, considérant qu'elle était incompétente pour connaître de la contestation d'une décision d'une juridiction de l'ordre judiciaire.
Arguments pertinents
1. Incompétence de la juridiction administrative : Le Conseil d'État a souligné qu'il n'appartient pas à la juridiction administrative de connaître d'une requête mettant en cause une décision d'une juridiction de l'ordre judiciaire. En effet, « il n'appartient pas à la juridiction administrative de connaître d'une requête mettant en cause la décision d'une juridiction de l'ordre judiciaire. »
2. Application des articles du Code de Justice Administrative : Le juge des référés a indiqué que, selon l'article L. 522-3 du Code de justice administrative, il pouvait rejeter une requête sans instruction ni audience si celle-ci était manifestement irrecevable ou mal fondée, ce qui était le cas puisque la demande de M. A... ne relevait pas de la compétence du juge.
Interprétations et citations légales
1. Interprétation de l'article L. 521-2 du Code de justice administrative : Cet article permet au juge des référés d'ordonner des mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale lorsque celle-ci est atteinte de manière grave et manifestement illégale. Toutefois, l'absence d'urgence ou de compétence remet en cause la recevabilité de telles demandes. La décision a évalué que M. A... ne satisfaisait pas aux conditions posées par cet article.
2. Incompétence confirmation par l’article R. 522-8-1 : La dérogation à la compétence entre juridictions est précisée dans cet article, qui stipule que le juge des référés qui décline la compétence rejette les conclusions sans examen plus approfondi. Ainsi, le juge des référés a conclu que sa compétence n’avait pas lieu ici, soutenant : « le juge des référés du Conseil d'État ne peut être régulièrement saisi... que pour autant que le litige principal auquel se rattache... la mesure d'urgence... ressortit lui-même de la compétence du Conseil d'État. »
En somme, la décision du Conseil d'État de rejeter la requête de M. A... repose sur la clarté des règles de compétence entre les ordres de juridiction et rappelle les conditions strictes sous lesquelles le juge des référés peut intervenir.