Résumé de la décision
La décision concernait la légalité d'un arrêté pris après la consultation du Comité Technique Ministériel de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (CTMESR) lors d’une séance tenue le 10 avril 2017. Les syndicats CGT INRA, CGT FERC Sup, SNTRS-CGT, CGT CROUS et SNPREES-FO ont contesté cette procédure, arguant de l'irrégularité de la convocation et l'absence d'approbation du procès-verbal lors de la séance suivante. Le tribunal a rejeté leur requête, confirmant que la procédure suivie était conforme aux exigences légales.
Arguments pertinents
1. Régularité de la Convocation :
- La convocation pour la séance du CTMESR a été faite conformément aux délais prévus, avec notification de l'ordre du jour et des documents requis dans les temps impartis. Le tribunal a noté que "les requérants ne sont pas fondés à soutenir que la convocation de cette séance n'a pas été régulière".
2. Condition de Quorum :
- Il a été établi que le quorum était respecté avec treize membres présents sur quinze. Le tribunal a affirmé que "le moyen tiré de ce que la condition de quorum n'était pas satisfaite pour cette séance manque en fait".
3. Processus d'Approbation du Procès-Verbal :
- Bien que les requérants aient contesté l'absence d'approbation du procès-verbal lors de la séance suivante, le tribunal a jugé que cette irrégularité n'avait pas d'incidence sur la légalité de l'arrêté, soulignant que "l'avis du CTMESR a été régulièrement émis lors de cette séance".
Interprétations et citations légales
1. Sur la convocation et l'organisation des sessions du CTMESR :
- Le tribunal a appliqué les articles 41, 45, et 50 du décret n° 2011-184 du 15 février 2011, qui stipulent les exigences de convocation et de quorum : "les séances de ce comité technique sont convoquées... quinze jours auparavant, sur un ordre du jour pour lequel les documents... sont adressés... au moins huit jours auparavant".
2. Sur le quorum :
- Concernant la présence requise, les articles 41 et 50 précisent que les séances sont valables si "la condition de la présence, à leur ouverture, de la moitié des représentants du personnel est respectée".
3. Concernant l'avis émis par le CTMESR :
- Le décret est également pertinent sur la nécessité d’un procès-verbal, mais le tribunal a interprété que l'absence d'approbation formelle n'invalide pas les actions précédentes. C'est en se référant à l'article 41 que le tribunal a conclu que l'avis émis était suffisant pour la légalité de l'arrêté.
En conclusion, la décision a réaffirmé la stricte conformité des actes administratifs aux exigences légales tout en soulignant que d’éventuelles irrégularités procesuelles ne suffisent pas pour entacher la validité d'un arrêté pris dans le respect des dispositions essentielles.