Résumé de la décision
La décision du Conseil d'État concerne la requête de M. B..., qui demande l'annulation d'un jugement du tribunal administratif de Lille rejetant sa contestation des opérations électorales du 23 mars 2014. M. B... soulève plusieurs griefs, notamment son refus d'être nommé scrutateur, des irrégularités dans le dépouillement des votes, et une entrave à ses observations sur le procès-verbal électoral. Le Conseil d'État rejette la requête de M. B..., confirmant ainsi le jugement du tribunal administratif.
Arguments pertinents
1. Refus de nomination comme scrutateur : Le Conseil d'État précise que, selon l'article R. 65 du code électoral, les scrutateurs doivent être des électeurs présents. M. B... n'étant pas électeur dans la commune et n'ayant pas désigné de scrutateur, sa demande de nomination est rejetée.
- Citation : "Il résulte de l'instruction que les candidats élus de la liste [...] ont fait valoir, sans être démentis, que M. B... n'était pas électeur dans la commune."
2. Irrégularités dans le dépouillement : Bien qu'il ait été constaté que les électeurs et candidats ne pouvaient pas circuler autour des tables de dépouillement, le Conseil d'État estime que cela n'a pas affecté la sincérité du dépouillement, qui s'est fait sous le contrôle des scrutateurs.
- Citation : "Cette circonstance n'a pu [...] affecter la sincérité des opérations de dépouillement dès lors, d'une part, que celles-ci se sont déroulées sous le contrôle des scrutateurs."
3. Absence de preuves sur la supervision des enveloppes : M. B... n'apporte pas de preuves concernant sa prétention que les enveloppes contenant les votes auraient été surveillées de manière inappropriée.
- Citation : "Il n'apporte, à l'appui de cette affirmation, aucun commencement de justification."
4. Demande de décompte des voix : Le Conseil d'État souligne le manque d'éléments justifiant la demande de M. B... pour un nouveau décompte, le rendant absurde.
- Citation : "Cette allégation est, en tout état de cause, dépourvue de tout élément qui permettrait d'en apprécier le bien fondé."
5. Entrave à la rédaction de ses observations : M. B... affirme qu'il a été empêché de noter ses observations dans le procès-verbal, mais là encore, il ne fournit pas de justification suffisante pour étayer sa demande.
- Citation : "Il n'apporte, à l'appui de cette affirmation, aucun commencement de justification."
Interprétations et citations légales
- Article R. 65 du code électoral (sur la désignation des scrutateurs) : Les scrutateurs doivent être des électeurs présents. La décision souligne l'importance de l'électorat local pour la nomination des scrutateurs.
- Article L. 67 du code électoral (sur le droit au contrôle des opérations de vote) : Bien que le contrôle des opérations soit un droit fondamental des candidats, le Conseil affirme que celui-ci a été respecté malgré l'impossibilité de circuler autour des tables de dépouillement.
- Article R. 63 du code électoral (sur l'arrangement des tables de dépouillement) : Le Conseil souligne que, sans preuve de fraude, l'irrégularité dans la disposition des tables ne remet pas en cause l'intégrité du dépouillement.
En somme, le Conseil d'État conclut que M. B... ne peut pas justifier ses allégations et que les opérations électorales ont été menées conformément à la loi, ce qui justifie le rejet de sa requête.