Résumé de la décision
Dans cette décision, le Syndicat national pénitentiaire Force Ouvrière - Direction a demandé l'annulation pour excès de pouvoir d'un arrêté du garde des sceaux, ministre de la justice, modifiant la liste et la localisation des emplois de directeur fonctionnel des services pénitentiaires d'insertion et de probation classés en première catégorie. La juridiction a rejeté la requête, considérant que l'arrêté s'en tenait strictement à la liste des emplois et ne méconnaissait pas les dispositions régissant leur création.
Arguments pertinents
1. Respect des dispositions réglementaires : La décision souligne que l'arrêté attaqué précise uniquement la liste des emplois de première catégorie et leur localisation, en accord avec les prescriptions de l'arrêté interministériel du 23 décembre 2010. Cela vise à démontrer que les modifications apportées ne dépassent pas les prérogatives du garde des sceaux.
2. Accès à l'échelon spécial : Il est établi que, selon l'article 1er de l'arrêté du 23 décembre 2010, le nombre d'emplois peut atteindre jusqu'à 40, dont 15 pour l'accès à l'échelon spécial. L'interprétation du syndicat selon laquelle l'arrêté violerait ces règles est ainsi écartée.
Interprétations et citations légales
1. Contexte législatif et réglementaire :
- Le décret n° 2010-1638 du 23 décembre 2010 précise qu'il ouvre l'accès à des emplois de directeur fonctionnel aux membres du corps des directeurs pénitentiaires. En son article 1er, il définit la structure hiérarchique des emplois qui ne peuvent excéder un certain nombre : « Le nombre d'emplois de directeur fonctionnel des services pénitentiaires d'insertion et de probation de première catégorie ne peut excéder 40, dont 15 emplois donnant l'accès à l'échelon spécial ».
2. Limites de l'autorité réglementaire :
- La décision évoque que l'arrêté du 17 juin 2015, en modifiant la liste et la localisation des emplois, ne contrevient pas à cet ordre établi, réaffirmant que « ces dispositions ne sauraient autoriser le garde des sceaux, ministre de la justice, à méconnaître les dispositions de l'article 1er de l'arrêté interministériel précité ».
Ces éléments mettent en exergue la rigueur avec laquelle le contrôle de légalité est exercé, ainsi que la nécessité de respecter le cadre réglementaire en matière de gestion des emplois publics au sein des services pénitentiaires.