Résumé de la décision
La commune de Fontvieille avait formé un pourvoi en cassation contre un arrêt rendu par la cour administrative d'appel de Marseille le 13 février 2015, dans lequel elle avait été condamnée par défaut. Le Conseil d'État a examiné la recevabilité de ce pourvoi, concluant qu'il était prématuré en raison de la formation d'une opposition par la commune contre l'arrêt concerné. Par conséquent, le pourvoi a été rejeté. En outre, le Conseil d'État a décidé que la commune de Fontvieille devrait verser une somme de 3 000 euros à Mme B... au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, en raison du fait que Mme B... n'était pas la partie perdante dans cette instance.
Arguments pertinents
1. Recevabilité du pourvoi : Le Conseil d'État a rappelé que « le recours en cassation n'est recevable que contre une décision définitive à l'égard de laquelle aucune autre voie de recours, et notamment celle de l'opposition, ne reste ouverte ». Cela souligne l'importance de respecter les délais et les recours disponibles, ce qui conduit à la conclusion que le pourvoi de la commune était irrecevable.
2. Fardeau des frais de justice : En vertu de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, il est stipulé que la partie perdante supporte les frais engagés par l'autre partie. Le Conseil d'État a précisé que : « les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de Mme B..., qui n'est pas la partie perdante... le versement des sommes que demande la commune... ».
Interprétations et citations légales
1. Article R. 831-2 du code de justice administrative : Cet article précise les conditions dans lesquelles une personne ayant été jugée par défaut peut se pourvoir en cassation, en indiquant que le recours n'est possible qu'après l'expiration du délai d'opposition ou lorsque ce recours a été jugé. Cette interprétation montre l'importance des délais prévus par le code et le respect des procédures.
2. Article L. 761-1 du code de justice administrative : Cet article concerne la condamnation aux dépens et à l'indemnisation des frais de justice. Le Conseil d'État l'applique dans le contexte de cette décision pour affirmer que le versement demandé par la commune ne pourrait pas être accordé à Mme B..., renforçant ainsi l'idée que la charge des frais doit s'appliquer à la partie perdante qui serait, dans ce cas, la commune.
En somme, cette décision illustre une attention particulière aux procédures judiciaires et souligne les implications des différentes voies de recours dans le cadre des litiges administratifs. Les règles et les délais sont scrupuleusement respectés, tant pour la recevabilité du pourvoi que pour la répartition des frais de justice.