Résumé de la décision
La décision concerne une contestation électorale lancée par M. G... suite aux élections régionales de Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées, dont les résultats ont été proclamés le 14 décembre 2015. M. G... a déposé sa protestation le 24 décembre 2015, respectant ainsi le délai imparti. Sa contestation portait sur des accusations de violation des règles de campagne électorale par Mme B... Toutefois, les arguments soulevés par M. G... n'ont pas été jugés fondés. En conséquence, le Conseil d'État a rejeté sa protestation et a également rejeté les conclusions de Mme B... visant à obtenir la restitution des frais juridiques.
Arguments pertinents
1. Délai de recours : La décision souligne que M. G... a respecté la procédure légale pour contester les résultats, en déposé sa protestation dans le délai de dix jours stipulé par l’article L. 361 du code électoral. Ainsi, le Conseil d'État affirme que la protestation n'est pas irrecevable en raison de sa prétendue tardiveté.
> "Mme B... n'est pas fondée à soutenir que la protestation de M. G...serait irrecevable au motif qu'elle serait tardive."
2. Absence de violation des règles de campagne : Concernant les griefs relatifs à la campagne électorale, le jugement établit que la plaquette publiée par l’association pour le développement en Comminges Pyrénées ne constitue pas une campagne de promotion des actions du conseil régional, car elle n’évoque pas d’opérations électorales ni de bilan politique. Par conséquent, les dépenses liées à cette publication ne sont pas considérées comme des avantages en nature interdits.
> "Cette plaquette...ne saurait, par son contenu, être regardée comme revêtant le caractère d'une campagne de promotion publicitaire...au sens des dispositions du second alinéa de l'article L. 52-1 du code électoral."
3. Précision des griefs : Le Conseil d'État a également noté que les accusations selon lesquelles Mme B... aurait méconnu l'article L. 52-4 du code électoral, relatif à la comptabilisation des dépenses électorales, ne sont pas étayées par des preuves suffisantes. Par conséquent, cette contestation a été écartée.
> "Ce grief doit, par conséquent, être écarté."
Interprétations et citations légales
La décision s’appuie sur plusieurs articles du Code électoral :
1. Code électoral - Article L. 361 : Cet article définit les délais dans lesquels les élections au conseil régional peuvent être contestées. Il précise que toute contestation doit être effectuée dans les dix jours suivant la proclamation des résultats.
> "Les élections au conseil régional peuvent être contestées dans les dix jours suivant la proclamation des résultats par tout candidat ou tout électeur..."
2. Code électoral - Article L. 52-1 : Les restrictions sur l’utilisation de procédés commerciaux à des fins de propagande électorale sont établies ici, limitant les initiatives de campagne durant les six mois précédant l’élection pour éviter tout abus.
> "Pendant les six mois précédant le premier jour du mois d'une élection... l'utilisation à des fins de propagande électorale de tout procédé de publicité commerciale... est interdite."
3. Code électoral - Article L. 52-4 : Cet article traite des règles de comptabilisation des dépenses de campagne par les mandataires des candidats, soulignant l’importance de la transparence dans les financements.
> "Tout candidat doit comptabiliser les recettes et les dépenses en vue de l'élection dans un compte de campagne."
En somme, la décision du Conseil d'État confirme que les règles électorales n'ont pas été violées par Mme B..., et la protestation de M. G... est donc rejetée pour manque de fondement juridique.