Résumé de la décision
Dans cette décision, le Conseil d'État a rejeté le recours en rectification d'erreur matérielle formé par M. C...A... à l'encontre de la décision n° 389846 du 4 novembre 2015. M. A...contestait plusieurs points de la décision, notamment une prétendue erreur sur le sens de ses conclusions ainsi que l'insuffisante motivation de la décision. Le Conseil d'État a confirmé que les erreurs évoquées n'étaient pas de nature matérielle et qu'il n'y avait pas lieu à réexaminer des appréciations de droit déjà rendues.
Arguments pertinents
1. Sur la notion d'erreur matérielle : Le Conseil d'État souligne que le recours en rectification d'erreur matérielle concerne uniquement les erreurs qui ne sont pas imputables aux parties et qui ont pu influencer le jugement. La décision précise que "les appréciations d'ordre juridique auxquelles s'est livré le Conseil d'Etat [...] ne sont pas susceptibles d'être remises en cause par la voie du recours en rectification d'erreur matérielle".
2. Demande de règlement au fond : M. A... affirmait ne pas avoir sollicité le règlement de l'affaire au fond. Toutefois, le Conseil d'État a constaté que dans son pourvoi, il demandait non seulement l'annulation d'un arrêt, mais aussi le renvoi devant une autre cour régionale des pensions, ce qui implique un règlement de l'affaire au fond.
3. Insuffisante motivation : Le Conseil d'État a affirmé qu'il était irrecevable pour M. A... de contester la motivation de sa décision par ce biais de rectification, indiquant que "M. A... n'est pas recevable à former une telle contestation par la voie du recours en rectification d'erreur matérielle".
Interprétations et citations légales
- Article R. 833-1 du Code de justice administrative : Cet article établit que le recours en rectification n'est possible que pour des erreurs matérielles. Le texte stipule que "lorsqu'une décision [...] est entachée d'une erreur matérielle susceptible d'avoir exercé une influence sur le jugement de l'affaire, la partie intéressée peut introduire [...] un recours en rectification".
- Appréciation d'ordre juridique : Le Conseil d'État précise que les motifs d'applications juridiques faits dans ses décisions ne peuvent être contestés sous la forme d'un recours en rectification. Cela conduit à une interprétation stricte de la possibilité de contester les décisions, renforçant l'idée que le recours doit se limiter à des erreurs matérielles pures.
Conclusion
Le Conseil d'État a réaffirmé les limites du recours en rectification d'erreur matérielle, rappelant qu'une telle procédure ne peut pas être utilisée pour remettre en question des appréciations ou des interprétations juridiques. Le rejet du recours par M. A... est fondé sur une compréhension précise des erreurs matérielles, qui excluent les erreurs relatives aux aspects juridiques des décisions.