Résumé de la décision
Dans cette affaire, M. B... conteste des redevances dues à l'association syndicale autorisée du canal Saint-Julien en raison de l'absence de services offerts par celle-ci et d'une prétendue irrégularité dans la mise à jour des bases de répartition des dépenses. Le tribunal administratif de Nîmes a rejeté ces contestations. La décision a été confirmée par la juridiction supérieure, qui a jugé que l'absence d'utilisation des services par M. B... ne remet pas en cause l'obligation de paiement des redevances. De plus, il a été établi que les membres du syndicat pouvaient continuer à exercer leurs fonctions jusqu'à l'installation de leurs successeurs, même si le mandat de certains membres était échus lors du vote du budget.
Arguments pertinents
1. Caractère obligatoire des redevances : Le tribunal a établi que "l'absence d'utilisation effective, par un propriétaire membre d'une association syndicale autorisée, des services de cette association est sans incidence sur le caractère obligatoire des redevances mises à sa charge". Cela signifie que même sans bénéficier des services, M. B... doit s'acquitter de ses redevances.
2. Procédure de modifications des bases de répartition : En réponse à l'exception d'illégalité soulevée par M. B..., le tribunal a souligné que celui-ci ne faisait pas preuve de précision dans ses allégations concernant la procédure de mise à jour. La juridiction a statué que le tribunal avait "suffisamment motivé son jugement" et n'avait donc pas commis d'erreur de droit relative à la charge de la preuve.
3. Validité des mandats au sein du syndicat : Le tribunal a également mentionné qu'il n'y avait pas d'erreur de droit en jugeant que "les membres du syndicat pouvaient continuer à exercer leurs fonctions jusqu'à l'installation de leurs successeurs", ce qui est conforme aux statuts de l'association syndicale.
Interprétations et citations légales
- Obligation de paiement des redevances : La décision se réfère à l'article 31 de l'ordonnance n° 2004-632 du 1er juillet 2004 : "Les ressources d'une association syndicale autorisée comprennent : / 1° Les redevances dues par ses membres." Cela établit clairement que le paiement des redevances est inéluctable, indépendamment des services utilisés.
- Modification des bases de répartition : Selon l'article 51 du décret n° 2006-504 du 3 mai 2006 : "Le syndicat élabore un projet de bases de répartition des dépenses entre les membres de l'association." Ceci impose une procédure stricte à suivre pour établir ou modifier ces bases, renforçant que toute irrégularité pourrait être contestée, mais que M. B... n'avait pas apporté de précisions suffisantes pour prouver une telle irrégularité.
- Durée des mandats au sein de l'association : L'article 10 des statuts de l'association stipule que "les membres du syndicat, y compris ceux qui avaient été élus sous l'ancien statut, pouvaient continuer à exercer leurs fonctions jusqu'à l'installation de leurs successeurs." Cette disposition justifie la validité des actions des membres en fonction, même si leur mandat était échue à une date donnée.
Ainsi, la décision du tribunal administratif de Nîmes est étayée par une interprétation rigoureuse des textes légaux en vigueur et des éléments de la procédure suivie, et la juridiction supérieure a confirmé cette analyse, rejetant le pourvoi de M. B... dans son intégralité.