Résumé de la décision
La société Laboratoires Leurquin Mediolanum a introduit un recours en rectification pour erreur matérielle contre la décision n° 395410 du 24 février 2017 du Conseil d'État. Elle a demandé à ce que le point 5 de la décision soit modifié en raison d'une erreur dans les modalités de calcul de la valeur locative de locaux engagées dans une affaire de taxe foncière. En outre, elle a demandé la mise à la charge de l'État d'une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Le Conseil d'État a rejeté ce recours, considérant que l'erreur signalée n'avait pas eu d'influence sur le jugement de l'affaire.
Arguments pertinents
1. Nature de l'erreur matérielle : Le Conseil d'État précise que, selon l'article R. 833-1 du code de justice administrative, le recours en rectification n'est possible que pour des erreurs matérielles qui ne sont pas imputables aux parties et qui ont pu influencer la décision. Le point 2 de la décision énonce clairement que la société requérante doit prouver que l'erreur signalée a eu un impact sur le jugement, ce qui n'est pas démontré dans ce cas.
2. Définition des points de référence : La décision du 24 février 2017 contenait une référence erronée au point 3 au lieu du point 4 pour les modalités de calcul de la valeur locative. Cependant, le Conseil a noté que cette erreur de rédaction n'a pas exercé d'influence sur la conclusion du jugement.
Interprétations et citations légales
1. Article R. 833-1 du code de justice administrative : Cet article stipule que "Lorsqu'une décision d'une cour administrative d'appel ou du Conseil d’État est entachée d'une erreur matérielle susceptible d'avoir exercé une influence sur le jugement de l'affaire, la partie intéressée peut introduire devant la juridiction qui a rendu la décision un recours en rectification." Ceci établit que la rectification d'une décision est fondée sur l'existence d'une erreur matérielle ayant un impact sur le jugement.
2. Influence de l'erreur : La décision souligne qu'"il résulte de ce qui précède que le recours en rectification d'erreur matérielle introduit par la société Laboratoires Leurquin Mediolanum ne peut qu'être rejeté, y compris ses conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative." Cela renforce l'idée que sans preuve d'influence, les recours en rectification sont voués à l'échec.
Ainsi, la décision repose sur une interprétation stricte des critères de recevabilité des recours en rectification selon le code de justice administrative, tenant compte de l'absence d'impact d'une simple erreur de plume sur le jugement rendu.