Résumé de la décision
Dans cette affaire, le ministre de l'intérieur a procédé au retrait de plusieurs points sur le permis de conduire de M. B... en raison d'infractions au code de la route commises entre 2007 et 2014. La décision de perte de validité du permis pour solde de points nul a été contestée par M. B.... Le tribunal administratif de Melun a partiellement annulé cette décision en se basant sur une infraction spécifique du 21 juillet 2007. En revanche, la Cour a annulé ce jugement, concluant que M. B... avait reçu l'avis de contravention correct et que le ministre justifiait légalement le retrait des points.
Arguments pertinents
1. Validité de l'avis de contravention : La décision du tribunal administratif est contestée sur le fondement que M. B... devait prouver qu'il n'avait pas reçu un avis conforme. Il était établi qu'il avait payé l'amende forfaitaire, ce qui démontre qu'il avait reçu l'avis de contravention. La Cour souligne que "le titulaire d'un permis de conduire [...] a nécessairement reçu l'avis de contravention" si l'amende a été acquittée.
2. Conformité des formulaires : Il a été soutenu que le ministre de l'intérieur n'avait pas produit le procès-verbal de l'infraction pour prouver que le formulaire utilisé était conforme aux exigences de l'arrêté du 5 octobre 1999. Cependant, la Cour a trouvé que le paiement de l'amende était suffisant pour que des informations requises aient été portées à la connaissance de M. B..., inversant ainsi la preuve sur celui-ci.
Interprétations et citations légales
1. Application des procédures : Le jugement examine les procédures aux articles R. 49-1 et R. 49-10 du Code de procédure pénale et l'arrêté du 5 octobre 1999. Il précise que lorsque "l'amende soit payée immédiatement entre les mains de l'agent verbalisateur", celle-ci doit être rapportée par un formulaire conforme, ainsi s'assurant que les droits du contrevenant demeurent respectés.
2. Règles sur les informations requis : Selon le Code de la route - Article L. 223-3, "l'administration doit [...] être regardée comme s'étant acquittée de son obligation", condition à laquelle le titulaire du permis doit démontrer avoir reçu un avis inexact ou incomplet pour remettre en cause la validité de l'amende.
3. Conséquences du changement de la monnaie : L'arrêt fait référence au règlement (CE) n° 974/98 qui précise que les amendes libellées en francs ne pouvaient plus être appliquées après le 1er janvier 2002. Cela signifie que pour les infractions relevées après cette date, la mention de paiement à la CNPS suffit à établir que les obligations avaient été respectées.
En conclusion, la décision judiciaire réaffirme que la charge de la preuve incombe au contrevenant qui conteste la validité d'une infraction lorsqu'il y a un paiement reconnu, et ceci est fondé sur le respect des règles en matière de notifications et d'informations relatives aux contraventions.