Résumé de la décision
La société civile immobilière Acem et M. D B ont contesté devant le Conseil d'État un jugement du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté leur demande d'annulation d'un permis de construire délivré à Mme A C et Mme E, ainsi qu'un permis modificatif. Les requérants soutenaient que le tribunal avait commis des erreurs dans l'appréciation des pièces du dossier et dans l'application des règles d'urbanisme. Cependant, le Conseil d'État a jugé que les moyens avancés par les requérants n'étaient pas de nature à permettre l'admission du pourvoi, et a donc rejeté leur demande.
Arguments pertinents
1. Dénaturation des pièces du dossier : Les requérants affirmaient que le tribunal avait mal interprété les éléments du dossier en concluant que le service instructeur avait correctement évalué l'insertion du projet dans son environnement. Le Conseil d'État a estimé que ce moyen n'était pas suffisant pour admettre le pourvoi.
2. Erreur de droit et insuffisance de motivation : Les requérants soutenaient que le tribunal avait commis une erreur de droit en écartant leur argument relatif à la méconnaissance de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme. Le Conseil d'État a également jugé que ce moyen n'était pas sérieux.
3. Largeur de la place de stationnement : Les requérants contestaient l'appréciation du tribunal concernant la largeur de la place de stationnement créée par le permis modificatif. Le Conseil d'État a considéré que ce moyen ne justifiait pas l'admission du pourvoi.
Interprétations et citations légales
1. Code de justice administrative - Article L. 822-1 : Cet article stipule que "le pourvoi en cassation devant le Conseil d'État fait l'objet d'une procédure préalable d'admission". Le Conseil d'État a appliqué cette disposition pour évaluer la recevabilité du pourvoi, en précisant que l'admission peut être refusée si le pourvoi est "irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux".
2. Code de l'urbanisme - Articles R. 431-7 à R. 431-10 : Ces articles régissent les conditions d'instruction des demandes de permis de construire, notamment en ce qui concerne l'insertion des projets dans leur environnement. Les requérants ont soutenu que le tribunal avait mal appliqué ces dispositions, mais le Conseil d'État a jugé que leur argumentation ne tenait pas.
3. Code de l'urbanisme - Article R. 111-27 : Cet article concerne les règles d'urbanisme relatives à l'impact des constructions sur leur environnement. Les requérants ont contesté l'interprétation de cet article par le tribunal, mais le Conseil d'État a considéré que leur argument n'était pas fondé.
4. Règlement du plan local d'urbanisme - Article UG 12 : Les requérants ont également invoqué une méconnaissance de cet article concernant les places de stationnement. Le Conseil d'État a estimé que les éléments fournis par les requérants ne justifiaient pas l'admission du pourvoi.
En conclusion, le Conseil d'État a rejeté le pourvoi de la société Acem et de M. B, considérant que les moyens avancés n'étaient pas de nature à remettre en cause le jugement du tribunal administratif.