Résumé de la décision
M. B A a saisi le juge des référés du tribunal administratif de Rennes pour suspendre la décision de l'ARS de Bretagne qui avait supprimé son enregistrement en tant que psychologue dans le répertoire "ADELI". Le juge des référés a rejeté sa demande par une ordonnance du 21 mars 2023. M. A a ensuite formé un pourvoi en cassation devant le Conseil d'État, demandant l'annulation de cette ordonnance, la suspension de la décision de l'ARS, et le remboursement de frais. Le Conseil d'État a décidé de ne pas admettre le pourvoi, considérant que les moyens soulevés par M. A n'étaient pas de nature à permettre son admission.
Arguments pertinents
1. Erreur de droit sur la nature de la demande d'inscription : M. A a soutenu que le juge des référés avait commis une erreur en considérant que le transfert de son lieu d'exercice constituait une nouvelle demande d'inscription. Le Conseil d'État a jugé que ce moyen n'était pas sérieux.
2. Radiation automatique de la liste départementale : M. A a également contesté l'affirmation selon laquelle une demande d'inscription dans une autre région entraînerait automatiquement sa radiation de la liste départementale. Le Conseil d'État a estimé que ce moyen ne justifiait pas l'admission du pourvoi.
3. Connexité des décisions : Enfin, M. A a argué que le juge des référés avait erré en affirmant qu'il appartenait à un autre tribunal administratif de se prononcer sur le refus d'inscription par l'ARS Ile-de-France, malgré le lien de connexité avec la décision de l'ARS de Bretagne. Le Conseil d'État a également rejeté cet argument.
Interprétations et citations légales
1. Article L. 822-1 du code de justice administrative : Cet article stipule que le pourvoi en cassation doit faire l'objet d'une procédure préalable d'admission, et que l'admission peut être refusée si le pourvoi est irrecevable ou non fondé sur un moyen sérieux. Le Conseil d'État a appliqué cette disposition pour évaluer la recevabilité du pourvoi de M. A.
2. Loi n° 85-772 du 25 juillet 1985 - Article 44 : Cet article régit les conditions d'inscription sur la liste des psychologues. Le Conseil d'État a interprété que le changement de lieu d'exercice ne constitue pas une nouvelle demande d'inscription, mais cela ne justifie pas l'admission du pourvoi.
3. Décret n° 90-255 du 22 mars 1990 : Ce décret précise les modalités d'application de la loi sur l'enregistrement des psychologues. Le Conseil d'État a considéré que les règles établies par ce décret n'étaient pas violées par la décision de l'ARS.
En conclusion, le Conseil d'État a jugé que les arguments de M. A ne constituaient pas des moyens sérieux justifiant l'admission de son pourvoi, et a ainsi confirmé la décision du juge des référés.