Résumé de la décision
M. B A a saisi le juge des référés du tribunal administratif de Lyon pour suspendre l'exécution d'une décision du jury d'évaluation de son stage de fin d'études, qui lui avait attribué une note de 10/20, ainsi qu'une décision de rejet de son recours gracieux par le directeur de l'école Polytech Lyon. Par une ordonnance du 24 novembre 2023, le juge des référés a rejeté sa demande. M. A a ensuite formé un pourvoi devant le Conseil d'État, demandant l'annulation de cette ordonnance et la condamnation de l'université Claude Bernard Lyon 1 à lui verser 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Le Conseil d'État a décidé de ne pas admettre le pourvoi.
Arguments pertinents
1. Irrecevabilité de la demande : M. A soutenait que l'ordonnance était entachée d'erreur de droit et d'insuffisance de motivation, car le juge des référés avait jugé sa demande irrecevable en raison de l'indissociabilité de la note contestée et de la décision d'admission du jury. Le Conseil d'État a considéré que ce moyen n'était pas de nature à permettre l'admission du pourvoi.
2. Droit au recours effectif : M. A a également invoqué une méconnaissance de l'article 6, paragraphe 1, de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme, arguant que l'irrecevabilité opposée portait atteinte à son droit au recours effectif. Le Conseil d'État a jugé que ce moyen n'était pas fondé.
Interprétations et citations légales
1. Article L. 822-1 du code de justice administrative : Cet article stipule que "Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission." Le Conseil d'État a appliqué cette disposition pour examiner la recevabilité du pourvoi de M. A, concluant que celui-ci n'était pas fondé sur des moyens sérieux.
2. Article 6, paragraphe 1, de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme : Cet article garantit le droit à un procès équitable. Le Conseil d'État a considéré que l'irrecevabilité de la demande de M. A ne portait pas atteinte à ce droit, car la décision contestée était fondamentalement liée à une décision d'admission, ce qui rendait la contestation de la note inappropriée dans le cadre d'un référé.
En conclusion, le Conseil d'État a rejeté le pourvoi de M. A, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas de nature à justifier une admission, et a confirmé la décision du juge des référés du tribunal administratif de Lyon.