Résumé de la décision
M. A B a formé opposition à une contrainte émise par Pôle emploi pour le recouvrement d'une somme de 969,57 euros. Son opposition a été rejetée par le tribunal administratif de Grenoble par une ordonnance du 10 novembre 2022. M. B a ensuite introduit un pourvoi en cassation devant le Conseil d'État, qui a été enregistré le 21 mars 2023. Cependant, ce pourvoi n'a pas été présenté par un avocat, ce qui a conduit le Conseil d'État à déclarer le pourvoi irrecevable par une ordonnance du 24 juillet 2023.
Arguments pertinents
1. Obligation de représentation par avocat : Le Conseil d'État a souligné que, selon l'article R. 821-3 du code de justice administrative, il est obligatoire d'être représenté par un avocat pour introduire un recours en cassation, sauf exceptions qui ne s'appliquent pas dans ce cas. La notification de l'ordonnance attaquée mentionnait clairement cette obligation.
2. Irrecevabilité du pourvoi : En vertu de l'article R. 822-5 du code de justice administrative, le président de la chambre peut rejeter un pourvoi par ordonnance s'il est irrecevable pour défaut de ministère d'avocat. Le Conseil d'État a constaté que M. B n'avait pas régularisé son pourvoi après le rejet de sa demande d'aide juridictionnelle, ce qui a conduit à son irrecevabilité.
Interprétations et citations légales
1. Article L. 822-1 du code de justice administrative : Cet article stipule que "le pourvoi en cassation devant le Conseil d'État fait l'objet d'une procédure préalable d'admission". Cela signifie que le Conseil d'État doit d'abord vérifier la recevabilité du pourvoi avant de l'examiner au fond.
2. Article R. 821-3 du code de justice administrative : Cet article précise que "il est obligatoire d'être représenté par un avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation pour introduire, devant le Conseil d'État, un recours en cassation". Cette obligation est cruciale pour la régularité de la procédure.
3. Article R. 612-1 du code de justice administrative : Le deuxième alinéa de cet article permet au Conseil d'État de rejeter un pourvoi sans demande de régularisation préalable s'il n'a pas été présenté par un avocat, lorsque l'obligation de représentation a été mentionnée dans la notification de la décision attaquée. Cela a été appliqué dans le cas de M. B, qui n'a pas respecté cette exigence.
En conclusion, la décision du Conseil d'État repose sur des principes clairs concernant l'obligation de représentation par avocat et les conditions de recevabilité des pourvois en cassation, ce qui a conduit à l'irrecevabilité du pourvoi de M. B.