Résumé de la décision
La société Néosylva Investissement Forestier a introduit une requête devant le Conseil d'État pour contester un arrêté du 19 avril 2023 approuvant le cahier des charges d'un appel à projets relatif au "Renouvellement Forestier" dans le cadre du plan France 2030. Elle a demandé l'annulation de cet arrêté, ainsi qu'une injonction au Premier ministre pour modifier le cahier des charges. Cependant, par un mémoire enregistré le 16 février 2024, la société a décidé de se désister de sa requête. Le Conseil d'État a pris acte de ce désistement, considérant qu'il était pur et simple.
Arguments pertinents
1. Droit au désistement : Le Conseil d'État a affirmé que le désistement de la société était pur et simple, ce qui signifie qu'il n'y avait aucune condition ou réserve attachée à cette décision. Cela est conforme à l'article R. 122-12 du code de justice administrative, qui permet au président de la section du contentieux de donner acte des désistements.
2. Absence d'opposition : Le Conseil d'État a noté qu'il n'existait aucune opposition à ce que le désistement soit pris en compte, ce qui a facilité la décision d'en donner acte.
Interprétations et citations légales
- Article R. 122-12 du code de justice administrative : Cet article stipule que "Le président de la section du contentieux, les présidents adjoints de cette section, les présidents de chambre et les conseillers d'Etat mentionnés au quatrième alinéa de l'article R. 122-7 peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements". Cette disposition légale confère au président du Conseil d'État le pouvoir d'accepter les désistements, ce qui a été appliqué dans cette affaire.
- Désistement pur et simple : Le Conseil a précisé que le désistement était "pur et simple", ce qui signifie qu'il n'était pas soumis à des conditions. Cela est important car cela permet de clore la procédure sans qu'il soit nécessaire d'examiner le fond de la requête.
En conclusion, la décision du Conseil d'État de donner acte du désistement de la société Néosylva Investissement Forestier repose sur des dispositions claires du code de justice administrative, permettant ainsi de mettre fin à la procédure sans examen des arguments soulevés dans la requête initiale.