Résumé de la décision
La société Clinique vétérinaire du Cèdre a introduit une requête devant le Conseil d'État pour contester sa radiation du tableau de l'ordre des vétérinaires par le Conseil national de l'ordre des vétérinaires. Elle a demandé, à titre principal, l'annulation de cette décision, et à titre subsidiaire, de poser des questions préjudicielles à la Cour de justice de l'Union européenne concernant l'interprétation de certaines dispositions de la directive n° 2006/123 relative aux services dans le marché intérieur. Cependant, par un mémoire enregistré le 19 juillet 2024, la société a décidé de se désister de sa requête. Le Conseil d'État a donné acte de ce désistement et a rejeté les conclusions du Conseil national de l'ordre des vétérinaires concernant les frais de justice.
Arguments pertinents
1. Droit au désistement : Le Conseil d'État a constaté que le désistement de la société Clinique vétérinaire du Cèdre était "pur et simple", ce qui signifie qu'il n'y avait aucune condition ou réserve attachée à ce désistement. Cela est conforme à l'article R. 122-12 du code de justice administrative, qui permet au président de la section du contentieux de donner acte des désistements.
2. Rejet des conclusions sur les frais : Le Conseil d'État a également décidé qu'il n'y avait pas lieu de faire droit aux conclusions du Conseil national de l'ordre des vétérinaires concernant la mise à charge de la société des frais de justice, en raison du désistement.
Interprétations et citations légales
- Droit au désistement : L'article R. 122-12 du code de justice administrative stipule que "Le président de la section du contentieux, les présidents adjoints de cette section, les présidents de chambre et les conseillers d'Etat mentionnés au quatrième alinéa de l'article R. 122-7 peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements". Cette disposition confère au président du Conseil d'État le pouvoir d'accepter un désistement sans condition, ce qui a été appliqué dans cette affaire.
- Frais de justice : Concernant les frais de justice, l'article L. 761-1 du code de justice administrative précise que "Dans toutes les instances, le juge peut, par décision, condamner l'une des parties à payer à l'autre une somme au titre des frais exposés par celle-ci et non compris dans les dépens". Le Conseil d'État a jugé qu'il n'y avait pas lieu de faire droit à la demande de frais du Conseil national de l'ordre des vétérinaires, ce qui souligne que le désistement de la société a mis fin à la procédure sans qu'il soit nécessaire d'imposer des frais à l'une ou l'autre des parties.
En conclusion, la décision du Conseil d'État a été fondée sur le respect du droit au désistement et sur l'absence de justification pour l'imposition de frais de justice, conformément aux dispositions du code de justice administrative.