Résumé de la décision
La société Vétérinaire Saint-Thomas a introduit une requête devant le Conseil d'État pour annuler deux décisions du Conseil national de l'ordre des vétérinaires : l'interdiction de présenter des observations orales (décision du 1er septembre 2022) et la radiation du tableau de l'ordre (décision du 8 septembre 2022). En cas de rejet de sa demande, la société a également sollicité des questions préjudicielles à poser à la Cour de justice de l'Union européenne concernant l'interprétation de certaines dispositions de la directive n° 2006/123 relative aux services dans le marché intérieur. Cependant, par un mémoire enregistré le 19 juillet 2024, la société a décidé de se désister de sa requête. Le Conseil d'État a donné acte de ce désistement et a rejeté les conclusions du Conseil national de l'ordre des vétérinaires concernant les frais de justice.
Arguments pertinents
1. Droit au désistement : Le Conseil d'État a constaté que le désistement de la société Vétérinaire Saint-Thomas était pur et simple, ce qui ne posait aucune objection à son acceptation. Cela souligne le droit des parties à se retirer d'une procédure sans condition, tant que le désistement est explicite.
> "Le désistement de la société Vétérinaire Saint-Thomas est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte."
2. Frais de justice : Le Conseil d'État a décidé qu'il n'y avait pas lieu de faire droit aux conclusions du Conseil national de l'ordre des vétérinaires concernant la mise à charge de la société des frais de justice, ce qui indique une certaine retenue dans l'imposition de frais lorsque la partie adverse se désiste.
> "Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par le Conseil national de l'ordre des vétérinaires au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative."
Interprétations et citations légales
1. Article R. 122-12 du code de justice administrative : Cet article permet au président de la section du contentieux de donner acte des désistements. Cela établit le cadre légal pour le retrait d'une requête et souligne la flexibilité du système judiciaire en matière de désistement.
> "Le président de la section du contentieux, [...] peut, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements."
2. Article L. 761-1 du code de justice administrative : Cet article traite des frais de justice et des conditions dans lesquelles une partie peut être condamnée à payer les frais d'une autre partie. Le rejet des conclusions du Conseil national de l'ordre des vétérinaires en vertu de cet article montre que le Conseil d'État peut faire preuve de discrétion dans l'imposition de frais, surtout dans le cadre d'un désistement.
> "Les conclusions présentées par le Conseil national de l'ordre des vétérinaires au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées."
En conclusion, cette décision illustre le droit au désistement dans le cadre des procédures administratives et la capacité du Conseil d'État à gérer les frais de justice de manière équitable, en tenant compte des circonstances de chaque affaire.