Résumé de la décision
Par une décision datée du 14 juin 2016, le bureau d'aide juridictionnelle a rejeté la demande d'aide juridictionnelle de M. A.... En réponse à un recours formé par M. A..., le président de la deuxième chambre du tribunal administratif de Mayotte a déclaré sa requête manifestement irrecevable, estimant qu'elle n'était pas suffisamment précise pour permettre d'apprécier son bien-fondé. M. A... n'ayant pas contesté ce motif, et son délai d'appel étant expiré, sa demande a été définitivement rejetée comme irrecevable.
Arguments pertinents
1. Irrecevabilité de la demande : Le président du tribunal a utilisé l'article R. 222-1 du Code de justice administrative, notamment son paragraphe 7°, pour rejeter la requête de M. A... sur la base de son caractère manifestement irrecevable. Il a constaté que celle-ci manquait de précisions essentielles permettant d'en apprécier le bien-fondé.
2. Conséquences de l’absence de contestation : M. A... n'a pas contesté la motivation d'irrecevabilité de sa demande devant la cour, renforçant ainsi la légitimité du rejet. La cour a constaté qu'il ne fournissait pas des éléments suffisants pour qu'un jugement puisse être prononcé.
3. Expiration du délai de recours : La cour souligne que le rejet de la demande d'aide juridictionnelle de M. A... prive ce dernier de la possibilité de régulariser sa requête, d'autant plus que le délai d'appel était déjà expiré.
Interprétations et citations légales
- Article R. 222-1 du Code de justice administrative : Cet article confère aux présidents de formation de jugement la faculté de rejeter des requêtes jugées manifestement incompétentes ou irrecevables. En instance, le 7° de cet article précise que le président peut rejeter les requêtes qui ne comportent pas de moyens valables ou de précisions suffisantes pour leur appréciation.
- Article R. 411-1 du Code de justice administrative : Cet article stipule que la juridiction est saisie par requête qui doit contenir un exposé des faits et des moyens. M. A... ne respectait pas cette exigence, ce qui a conduit à l'irrecevabilité de sa demande.
- Délai de recours : La décision rappelle que le non-respect des exigences procédurales peut mener à la perte de droits, ici illustrée par l’expiration du délai d'appel qui a empêché toute régularisation de la situation.
Ainsi, en l’absence d’arguments suffisants et pertinents à soutenir sa requête, couplé à l’expiration du délai d’appel, la décision de rejet apparaît conforme aux exigences légales en matière de procédure administrative.