Résumé de la décision
Mme B A a initialement demandé l'annulation d'une délibération du conseil municipal de Saint-Georges-de-Didonne approuvant la révision du plan local d'urbanisme. Le tribunal administratif de Poitiers a rejeté sa demande par un jugement du 16 novembre 2023. En janvier 2024, Mme A a interjeté appel de cette décision. Cependant, le 6 mars 2024, elle a décidé de se désister de l'instance. La commune a accepté ce désistement. Par une ordonnance du 27 mars 2024, la cour administrative d'appel de Bordeaux a donné acte du désistement de Mme A.
Arguments pertinents
1. Droit au désistement : La cour a constaté que le désistement de Mme A était "pur et simple", ce qui signifie qu'il n'y avait aucune condition ou réserve attachée à cette décision. Cela est conforme à l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet aux présidents de juridictions de donner acte des désistements.
2. Acceptation du désistement : La commune de Saint-Georges-de-Didonne a exprimé son accord avec le désistement, ce qui renforce la légitimité de la décision de la cour. L'acceptation par la partie adverse est un élément important qui facilite le traitement du désistement.
Interprétations et citations légales
1. Article R. 222-1 du code de justice administrative : Cet article stipule que les présidents de tribunaux et de cours peuvent donner acte des désistements. La cour a appliqué cette disposition en déclarant : "Les présidents de tribunal administratif et de cour administrative d'appel [...] peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements". Cela souligne le pouvoir discrétionnaire des présidents dans la gestion des désistements.
2. Nature du désistement : Le désistement de Mme A étant "pur et simple" signifie qu'il n'y a pas de conséquences juridiques ultérieures pour elle, ce qui est conforme à la jurisprudence qui considère que le désistement met fin à l'instance sans jugement sur le fond.
En conclusion, la décision de la cour administrative d'appel de Bordeaux est fondée sur des principes clairs du droit administratif, permettant à une partie de se désister d'une instance sans condition, et ce, avec l'accord de l'autre partie.