Résumé de la décision
M. D A et Mme C B épouse A, de nationalité albanaise, ont contesté un jugement du tribunal administratif de Nice qui avait rejeté leurs demandes d'annulation d'un arrêté préfectoral du 13 décembre 2022. Cet arrêté refusait de leur délivrer un titre de séjour, les obligeait à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixait leur pays de destination pour l'éloignement. En appel, la cour a rejeté leur requête, considérant qu'elle était manifestement dépourvue de fondement.
Arguments pertinents
1. Incompétence et insuffisance de motivation : Les requérants ont soulevé des arguments concernant l'incompétence du signataire des arrêtés et l'insuffisance de leur motivation. Cependant, la cour a noté que ces arguments n'étaient pas accompagnés de précisions suffisantes pour permettre une évaluation de leur bien-fondé.
2. Erreur manifeste d'appréciation : Les appelants ont également soutenu que les décisions étaient entachées d'une erreur manifeste d'appréciation concernant leur situation en France. La cour a rejeté cet argument, soulignant que les requérants n'avaient pas fourni de preuves concrètes pour étayer leurs affirmations sur leur résidence habituelle et leur intégration en France.
3. Violation des droits : Les requérants ont invoqué des violations des droits prévus par la convention européenne des droits de l'homme et la convention internationale relative aux droits de l'enfant. La cour a considéré que ces allégations étaient trop générales et manquaient de fondement concret.
Interprétations et citations légales
1. Article R. 222-1 du code de justice administrative : La cour a appliqué le dernier alinéa de cet article, qui permet de rejeter des requêtes manifestement dépourvues de fondement. La décision souligne que "les présidents des formations de jugement des cours peuvent (...) par ordonnance, rejeter (...) les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement".
2. Motivation des décisions administratives : La cour a insisté sur le fait que les requérants n'ont pas fourni de précisions suffisantes pour justifier leurs allégations, ce qui est essentiel pour apprécier la légalité des décisions administratives. Cela renvoie à l'exigence de motivation des actes administratifs, qui doit permettre au juge d'en apprécier le bien-fondé.
3. Droits des étrangers : Les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ont été mentionnés, mais la cour a noté que les requérants n'ont pas démontré en quoi les décisions contestées méconnaissaient ces dispositions. Cela souligne l'importance de la preuve dans les contentieux relatifs au séjour des étrangers.
En conclusion, la cour a rejeté la requête de M. et Mme A, considérant qu'elle était manifestement dépourvue de fondement, et a noté l'absence de preuves concrètes pour soutenir leurs allégations.