Résumé de la décision
M. A B, ressortissant afghan, a contesté un arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine du 22 décembre 2022, qui décidait de son transfert aux autorités allemandes et l'assignait à résidence pour 45 jours. Le tribunal administratif de Rennes a rejeté sa demande d'annulation par un jugement du 28 décembre 2022. M. B a interjeté appel de cette décision devant la cour, demandant l'annulation du jugement et de l'arrêté, ainsi qu'une injonction au préfet de réexaminer sa situation. La cour a rejeté la requête, considérant qu'elle était manifestement dépourvue de fondement.
Arguments pertinents
1. Reprise des moyens en appel : La cour a noté que M. B a simplement réitéré les arguments présentés en première instance sans apporter d'éléments nouveaux. Elle a donc écarté ces moyens en adoptant les motifs du premier juge, affirmant que "les moyens invoqués en première instance tirés de la méconnaissance des dispositions du 2 de l'article 3 du règlement (UE) n° 604/2013 et de celles de l'article 4 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne" n'étaient pas fondés.
2. Absence d'erreur manifeste d'appréciation : La cour a également constaté que M. B n'a pas démontré que le préfet aurait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne dérogeant pas aux critères de détermination de l'État responsable de l'examen de sa demande d'asile, en vertu de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013.
Interprétations et citations légales
1. Règlement (UE) n° 604/2013 - Article 3 : Cet article établit les critères pour déterminer l'État responsable de l'examen d'une demande d'asile. La cour a souligné que M. B n'a pas prouvé que son transfert vers l'Allemagne violait ces critères.
2. Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne - Article 4 : Cet article interdit les traitements inhumains et dégradants. La cour a jugé que les arguments de M. B ne démontraient pas une violation de ce droit fondamental.
3. Règlement (UE) n° 604/2013 - Article 17 : Cet article permet de déroger aux critères de détermination de l'État responsable dans des cas exceptionnels. La cour a noté que M. B n'a pas fourni d'éléments suffisants pour établir une telle exception.
En conclusion, la cour a rejeté la requête de M. B, considérant qu'elle était manifestement dépourvue de fondement, tant sur le plan des arguments juridiques que des faits présentés.