Résumé de la décision
M. A..., de nationalité algérienne, a sollicité la délivrance d'un titre de séjour auprès du préfet de police, demande qui a été rejetée par une décision implicite aussi bien du préfet que du ministre de l'intérieur. Insatisfait, il a saisi le Tribunal administratif de Paris, lequel a confirmé le refus de délivrance de titre de séjour. M. A... a ensuite interjeté appel de cette décision, demandant notamment l'annulation du jugement, ainsi que la délivrance de titre de séjour en application de l'accord franco-algérien. La Cour a rejeté sa requête, considérant ses moyens comme irrecevables et confirmant le jugement du Tribunal administratif.
Arguments pertinents
Les arguments de M. A... reposaient principalement sur :
1. Erreur manifeste d'appréciation : Il soutenait que le préfet avait commis une erreur en ne régularisant pas sa demande de titre de séjour, même s'il ne remplissait pas toutes les conditions imposées par l'accord franco-algérien. La Cour a noté que ses arguments avaient déjà été examinés et écartés par les juges de première instance.
> "Il y a lieu, par adoption des motifs retenus par les premiers juges, d'écarter ces moyens soulevés en appel par M. A...."
2. Violation du droit au respect de la vie privée et familiale : M. A... invoquait également une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Cependant, la Cour a pareillement rejeté cet argument, concluant qu'il n'était pas fondé.
3. Non-conformité avec les circulaires administratives : Il faisait valoir que la décision du préfet contrevenait à une circulaire du 28 novembre 2012, ce qui n'a pas conduit à l'acceptation de sa demande, la Cour adoptant également ici les motifs du jugement de première instance.
> "Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction ainsi que celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ne peuvent qu'être rejetées."
Interprétations et citations légales
1. Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : La décision renvoie à cet ensemble législatif, crucial pour évaluer les conditions de régularisation des titres de séjour. Aucune disposition précise n'est explicitement citée dans le résumé, mais l'interprétation des signifiés de l'article 7 b) de l'accord franco-algérien est centrale dans la contestation de M. A....
2. Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales – Article 8 : Ce texte protège le droit au respect de la vie privée et familiale. La demande de M. A... se fondait sur cette garantie, mais la Cour a jugé que cela n'avait pas été mis en balance de manière suffisante avec les considérations de l'ordre public.
> "La décision attaquée méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme."
3. Code de justice administrative – Article L. 761-1 : Ce texte régit les frais irrépétibles en matière de contentieux administratif, mais la Cour a décidé de ne pas faire droit à la demande de M. A... pour une compensation financière.
> "Les conclusions à fin d'injonction ainsi que celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ne peuvent qu'être rejetées."
En conclusion, la Cour a confirmé la décision des juges de première instance sur le fondement des motifs énoncés, sans accepter les arguments de M. A... sur la régularisation de son statut. Elle a ainsi réaffirmé le cadre légal régissant la délivrance des titres de séjour en lien avec l'accord franco-algérien et les obligations de la France vis-à-vis des droits fondamentaux.