Résumé de la décision
La Cour d'appel de Paris a rendu une ordonnance le 22 juin 2024 concernant l'appel interjeté par M. [S] [I], un ressortissant marocain, contre une décision du juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Paris. Ce dernier avait ordonné la prolongation de la rétention administrative de M. [S] [I] pour une durée maximale de vingt-huit jours. La Cour a jugé l'appel manifestement irrecevable, en raison de l'absence d'arguments concrets dans la déclaration d'appel, qui se limitait à une simple contestation de la décision sans fournir d'éléments de critique.
Arguments pertinents
La Cour a fondé sa décision sur l'article L 743-23 -2° du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui lui permet de rejeter des déclarations d'appel manifestement irrecevables sans convoquer les parties. Elle a constaté que l'appel de M. [S] [I] ne contenait aucun argument substantiel, se limitant à une déclaration vague : "je souhaite contester la décision du JLD". La Cour a souligné qu'aucun élément de la déclaration d'appel ne permettait de justifier la cessation de la mesure de rétention, ce qui a conduit au rejet de l'appel.
Interprétations et citations légales
La décision s'appuie sur plusieurs dispositions légales, notamment :
- Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile - Article L 743-23 -2° : Cet article stipule que le premier président de la cour d'appel ou son délégué peut rejeter des déclarations d'appel manifestement irrecevables, en particulier lorsque l'appel ne présente aucune circonstance nouvelle ou élément justifiant la cessation de la rétention.
La Cour a interprété cet article comme un moyen de garantir une bonne administration de la justice, en évitant de traiter des appels qui ne reposent sur aucun fondement juridique solide. Elle a également fait référence à l'article R. 743-14 du même code, qui exige que la déclaration d'appel contienne des éléments de critique clairs et précis, ce qui n'était pas le cas ici.
En conclusion, la Cour a rejeté la déclaration d'appel de M. [S] [I] pour absence d'arguments valables, confirmant ainsi la prolongation de sa rétention administrative.