Résumé de la décision
La Cour d'Appel de Lyon, par l'ordonnance du conseiller de la mise en état en date du 29 mai 2024, a déclaré nulle la déclaration d'appel effectuée par Monsieur [C] [L] ainsi que tous les actes subséquents. Cette décision est fondée sur le fait que Monsieur [C] [L] était décédé le 17 janvier 2020, antérieurement à la déclaration d'appel faite le 24 mars 2023. Les intimées, la Société NUMEN SERVICES et la Société SATEL CIDEL, ont soutenu que la déclaration d'appel était frappée d'une irrégularité de fond, laquelle ne pouvait être couverte par une reprise d'instance par les héritiers.
Arguments pertinents
Les intimées ont avancé que la déclaration d'appel de Monsieur [C] [L] était nulle en raison de son décès antérieur à cette déclaration. Selon les articles 117 et 118 du Code de procédure civile, un acte accompli au nom d'une personne décédée est frappé d'irrégularité de fond. Le conseiller de la mise en état a retenu que :
> "Un acte accompli au nom d'une personne décédée est frappé d'une irrégularité de fond que ne peut couvrir la reprise de l'instance par les héritiers."
Ainsi, la déclaration d'appel, ainsi que tous les actes subséquents, ont été déclarés nuls.
Interprétations et citations légales
L'ordonnance s'appuie sur les dispositions des articles 117 et 118 du Code de procédure civile, qui stipulent que :
- Code de procédure civile - Article 117 : "Les actes de procédure doivent être accomplis par ou contre des personnes ayant la capacité d'agir."
- Code de procédure civile - Article 118 : "Un acte accompli au nom d'une personne décédée est frappé d'une irrégularité de fond."
Ces articles établissent clairement que la capacité d'agir est essentielle pour la validité des actes de procédure. Dans le cas présent, le décès de Monsieur [C] [L] avant la déclaration d'appel a entraîné une irrégularité qui ne peut être régularisée par la suite, même par ses héritiers. La décision souligne ainsi l'importance de la capacité d'agir au moment de l'accomplissement des actes de procédure, renforçant le principe selon lequel la procédure doit être menée par des parties vivantes et capables.
En conclusion, la décision de la Cour d'Appel de Lyon illustre l'application stricte des règles de procédure civile concernant la capacité d'agir et les conséquences du décès d'une partie sur la validité des actes de procédure.