Résumé de la décision
La Cour d'appel de Paris a rendu une ordonnance le 30 mai 2024 concernant l'appel interjeté par M. [O] [B], un ressortissant marocain, contre une décision du juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Paris. Ce dernier avait ordonné la prolongation de la rétention administrative de M. [O] [B] pour une durée maximale de vingt-huit jours. La Cour a jugé l'appel manifestement irrecevable en raison de son absence de motivation conforme aux exigences légales.
Arguments pertinents
La Cour a fondé sa décision sur l'article L 743-23 -2° du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permet de rejeter des déclarations d'appel manifestement irrecevables sans convoquer les parties. Elle a constaté que l'appel de M. [O] [B] était dénué de motivation, car les mentions d'appel telles que "défaut d'alimentation, délai de transfert" ne constituaient pas des arguments suffisants pour justifier la fin de la rétention. La Cour a précisé que "un simple énoncé de moyens listés ne répond pas aux conditions de l'article précité".
Interprétations et citations légales
La décision s'appuie sur plusieurs dispositions légales :
- Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile - Article L 743-23 -2° : Cet article stipule que le premier président de la cour d'appel peut rejeter des déclarations d'appel manifestement irrecevables sans convoquer les parties, notamment lorsque "les éléments fournis à l'appui de la demande ne permettent manifestement pas de justifier qu'il soit mis fin à la rétention".
- Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile - Article R 743-11 : Cet article précise que la déclaration d'appel doit être motivée. La Cour a souligné que les mentions d'appel de M. [O] [B] ne constituaient pas une motivation valable, car elles ne caractérisaient pas les irrégularités alléguées de manière circonstanciée.
En conclusion, la Cour d'appel a rejeté l'appel de M. [O] [B] en raison de son caractère manifestement irrecevable, soulignant l'importance d'une motivation adéquate dans les procédures d'appel en matière de rétention administrative.