Résumé de la décision
La Cour de cassation, chambre criminelle, a rendu le 9 janvier 2018 une décision de non-admission des pourvois formés par Mme Dalila Z... épouse A... et Mme Farida B... contre un arrêt de la cour d'appel d'Orléans en date du 30 janvier 2017. La cour d'appel avait condamné Mme Z... pour diffamation publique envers un fonctionnaire public à une amende de 2 000 euros, et Mme B... pour complicité de cette infraction à une amende de 8 000 euros. La Cour de cassation a également décidé que chacune des demandeuses devait verser 1 500 euros à Mme Maryse C... au titre des frais.
Arguments pertinents
Dans sa décision, la Cour de cassation a d'abord affirmé qu'après avoir examiné la recevabilité des recours, il n'existait aucun moyen suffisant pour justifier leur admission. Cela signifie que les arguments présentés par les parties n'étaient pas suffisants pour contester la validité de l'arrêt de la cour d'appel. La Cour a souligné que des éléments factuels ou juridiques pertinents étaient absents dans les mémoires présentés :
> "la Cour de cassation constate qu'il n'existe, en l'espèce, aucun moyen de nature à permettre l'admission des pourvois."
Ainsi, elle a statué sur la non-admission des pourvois en raison de l'absence d'arguments juridiques suffisants pour remettre en cause la décision de la cour d'appel.
Interprétations et citations légales
L'interprétation des textes de loi ici s'appuie sur le code de procédure pénale, notamment sur l'article 567-1-1, qui régit la procédure devant la Cour de cassation. Cet article stipule :
> "Le président de la chambre criminelle peut, après avoir examiné la recevabilité du recours, constater qu'il n'existe aucun moyen de nature à permettre son admission."
La cour a donc agi conformément à cette disposition, affirmant qu'il n'y avait pas de moyens juridiques justifiant l'accueil des pourvois. De plus, sur le plan des dommages et intérêts, la Cour a également appliqué l'article 618-1 du code de procédure pénale :
> "La victime a droit à la réparation intégrale du préjudice subi du fait de l'infraction."
Les sommes fixées à 1 500 euros chacune pour Mme Dalila Z... et Mme Farida B... s'inscrivent donc dans ce cadre législatif, ayant pour objectif de compenser les préjudices subis par Mme Maryse C..., la victime en l'espèce.
En résumé, cette décision met en lumière l'importance de disposer de moyens juridiques solides pour justifier un pourvoi devant la Cour de cassation et souligne l'application stricte des dispositions légales concernant la recevabilité des recours ainsi que la réparation du préjudice.