Résumé de la décision :
La Cour de cassation a été saisie d’un recours de M. Frédéric X..., expert en urologie, qui contestait sa radiation de la liste nationale d'experts par une décision rendue le 10 juillet 2017. Cette radiation était fondée sur le non-respect d'une obligation de demande de réinscription avant le 20 mai 2017. M. X... a expliqué qu'il était en mission humanitaire à l'étranger entre avril et juin 2017, ce qui aurait entravé sa capacité à se réinscrire. Cependant, la Cour a rejeté son recours, confirmant la décision de radiation.
Arguments pertinents :
La décision repose sur le constat que M. X... n’a pas formulé sa demande de réinscription dans le délai imparti par la loi, qui stipule que :
> “tout expert inscrit sur la liste nationale depuis plus de sept ans doit déposer une demande de réinscription dans un délai de six mois à compter de la date de publication de cette loi”.
Il a été affirmé par la Cour que M. X... ne contestait pas le fait de ne pas avoir respecté cette exigence. Ainsi, la Cour a conclu que le grief soulevé par M. X... ne pouvait être accueilli.
Interprétations et citations légales :
La Cour de cassation s'est fondée sur l'article 2, III, de la loi n° 71-498 du 29 juin 1971, modifié par l'article 21, II, de la loi n° 2016-1547 du 18 novembre 2016. En vertu de cet article, les experts de la liste nationale ont une obligation de régularisation :
- Loi n° 71-498 - Article 2, III : “Tout expert inscrit sur la liste nationale depuis plus de sept ans doit déposer une demande de réinscription dans un délai de six mois à compter de la date de publication de cette loi”.
Cette disposition met en lumière la nécessité pour les experts d’être proactifs dans le maintien de leur statut, indépendamment des circonstances personnelles. La Cour a ainsi souligné que même si M. X... était en mission humanitaire, cela ne l’exonérait pas de sa responsabilité d’effectuer la démarche de réinscription dans le délai légal.
En conclusion, la décision de la Cour repose sur des principes juridiques clairs concernant les obligations des experts, renforçant l'importance de respecter les délais stipulés par la législation en vigueur.