Résumé de la décision
La Cour de cassation, chambre criminelle, a examiné un appel interjeté par M. Mathieu Z..., condamné par la cour d'assises de la Moselle à quatorze ans de réclusion criminelle pour viols aggravés et agressions sexuelles aggravées. Le 22 décembre 2017, M. Z... a signifié son désistement d’appel, ce qui a entraîné l’annulation de l’appel incident du ministère public. La Cour a constaté ce désistement et a déclaré qu'il n'y avait pas lieu à désignation de juridiction.
Arguments pertinents
La décision s’appuie sur le principe selon lequel le désistement d’appel a pour effet de rendre caduc tout appel incident lié. La Cour a énoncé que :
> « Attendu que le désistement d'appel de M. Z... rend caduc l'appel incident interjeté par le ministère public ; »
Cela souligne la prévalence du désistement sur les autres procédures judiciaires en cours, affirmant ainsi l’importance de la volonté d’une partie à se retirer d’un appel. L'ordonancement judiciaire et la clarté des procédures sont ici mises en avant.
Interprétations et citations légales
La décision s’appuie sur l'article 380-11 du code de procédure pénale, qui régit le désistement d'appel.
- Code de procédure pénale - Article 380-11 : Cet article précise les conditions dans lesquelles un appel peut être abandonné et les conséquences qui en découlent.
L’interprétation de cet article dans le contexte de la décision met en lumière que le désistement est un acte qui non seulement stoppe la procédure d’appel, mais dégage également l’applicabilité des recours incidentiels.
La Cour souligne, par son jugement :
> « CONSTATE le désistement d'appel de M. Z... ; DIT n'y avoir lieu à désignation de juridiction ; »
Cette déclaration confirme que, dans le cadre d’un désistement, aucune autre instance judiciaire n'est nécessaire ni requise, consolidant ainsi l'effet de la démarche de M. Z... ainsi que le respect des dispositions légales en matière de procédure pénale.
En résumé, cette décision illustre le cadre procédural qui régit les désistements d'appel en matière pénale, ainsi que leur impact sur les recours subséquents, renforçant ainsi le rôle du principe de sécurité juridique dans les décisions judiciaires.