Résumé de la décision
La Cour de cassation, dans son arrêt du 25 septembre 2013, a été saisie de deux questions prioritaires de constitutionnalité concernant l'article L. 135 B du livre des procédures fiscales. La première question concernait le droit d'accès à l'information foncière pour les expropriés, tandis que la seconde mettait en cause l'interprétation d'une instruction fiscale par la direction générale des impôts. La Cour a jugé que la première question n'était pas nouvelle et ne présentait pas un caractère sérieux, rendant ainsi inutile son renvoi au Conseil constitutionnel. Pour la seconde question, elle a déclaré celle-ci irrecevable, car elle ne visait pas directement le texte de loi contesté.
Arguments pertinents
1. Droit d'accès à l'information : La Cour a souligné que l'absence de droit d'accès direct des expropriés aux informations foncières ne constituait pas une violation du principe d'une procédure juste et équitable. Les expropriés peuvent obtenir des informations nécessaires à l'appréciation de la valeur de leur bien sur simple demande : "les expropriés pouvant obtenir gratuitement de cette administration, sur simple demande et sans restriction aux termes de la loi, la communication des éléments d'information en sa possession".
2. Irrecevabilité de la seconde question : La Cour a précisé que la seconde question ne portait pas directement sur le texte de l'article L. 135 B ni sur son interprétation, mais uniquement sur une instruction fiscale. Par conséquent, elle l'a déclarée "irrecevable".
Interprétations et citations légales
- Article L. 135 B du livre des procédures fiscales : Cet article, en substance, traite des droits des expropriés concernant l'accès à l'information foncière. La Cour a constaté que le dispositif ne prive pas les expropriés d'une procédure équitable, citant le fait qu'ils peuvent solliciter la communication d'informations nécessaires.
- Déclaration des droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789 : Les articles 6 et 16 de cette Déclaration évoquent le droit à un procès équitable et à la garantie des droits. La Cour a considéré que l'interprétation de l'article L. 135 B ne constituait pas une atteinte à ces principes : "l'absence de droit d'accès direct des expropriés aux informations relatives aux valeurs foncières… n'apparaît pas constituer une atteinte au principe d'une procédure juste et équitable".
Ainsi, la décision met en lumière l'importance de l'accès à l'information tout en soulignant les procédures existantes qui permettent aux expropriés de défendre leurs droits de manière équitable.