Résumé de la décision
Dans cette affaire, X... conteste un arrêt de la Cour d'appel de Lyon qui a jugé que la rupture du contrat de représentation entre lui et Y... était imputable à X... en raison de modifications unilatérales apportées aux conditions contractuelles. La Cour a condamné X... à verser des commissions arriérées et une indemnité de préavis à Y..., tout en ordonnant une expertise pour déterminer le montant des demandes supplémentaires de Y.... X... soulève deux moyens de pourvoi, arguant de la violation de plusieurs articles de loi et de la dénaturation des documents de la cause. La Cour de cassation rejette le pourvoi, confirmant la décision de la Cour d'appel.
Arguments pertinents
1. Modification unilatérale du contrat : La Cour d'appel a constaté que X... avait unilatéralement réduit le taux de certaines commissions dues à Y..., malgré les protestations de ce dernier. X... avait également décidé de ne plus verser de commissions sur certaines ventes et de ne plus livrer de marchandises, ce qui a été jugé comme une rupture du contrat. La Cour a affirmé : « ces modifications apportées au contrat par X..., malgré les protestations de Y..., équivalaient à une rupture dudit contrat imputable à l'employeur ».
2. Indemnité de congés payés : Concernant la demande d'indemnité de congés payés pour les années 1949, 1960 et 1961, la Cour a noté que X... ne justifiait pas avoir soutenu que Y... n'avait pas cessé de travailler durant ces années. Par conséquent, la demande d'indemnité était fondée, et la mission d'expertise a été confirmée.
Interprétations et citations légales
1. Code du travail - Article 29 M et suivants : Ces articles régissent les conditions de rupture des contrats de travail et les obligations des employeurs. La Cour a appliqué ces dispositions pour conclure que la rupture du contrat par X... était injustifiée et imputable à lui.
2. Code civil - Article 1134 : Cet article stipule que les conventions légalement formées tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faites. La Cour a souligné que toute modification des conditions contractuelles nécessite le consentement des deux parties, ce qui n'a pas été respecté par X... : « les conditions contractuelles ne peuvent être valablement modifiées sans le consentement des parties ».
3. Loi du 20 avril 1810 - Article 7 : Cet article traite des obligations des parties dans un contrat de travail. La Cour a interprété cet article pour affirmer que les modifications unilatérales apportées par X... constituaient une violation des obligations contractuelles.
En conclusion, la Cour de cassation a rejeté le pourvoi de X..., confirmant ainsi la décision de la Cour d'appel et soulignant l'importance du respect des obligations contractuelles et des droits des travailleurs.