Résumé de la décision
Dans l'affaire X... (Marc) contre un arrêt de la Cour d'appel de Douai du 5 mars 1964, le pourvoi a été formé suite à une condamnation pour exercice illégal de la profession de chauffeur de taxi. La Cour d'appel avait condamné X... à des dommages-intérêts au profit des parties civiles. Le pourvoi a été fondé sur un vice de forme, à savoir l'absence de mention de l'audition du ministère public dans l'arrêt attaqué. La Cour de cassation a annulé l'arrêt de la Cour d'appel, en renvoyant l'affaire devant la Cour d'appel de Rouen pour être statué à nouveau.
Arguments pertinents
1. Violation des formalités substantielles : Le premier moyen de cassation soulève que l'arrêt attaqué ne mentionne pas que le ministère public a été entendu dans ses conclusions, ce qui constitue une violation des articles 460 et 512 du Code de procédure pénale. La Cour de cassation rappelle que cette formalité est essentielle et doit être prouvée dans l'arrêt.
> "Il s'agit là d'une formalité qui est substantielle, et que la preuve de son accomplissement doit résulter de l'arrêt."
2. Rôle du ministère public : La décision souligne que le ministère public est une partie intégrante des juridictions répressives, et son audition est requise même dans le cadre d'un pourvoi où aucune peine ne pourrait plus être appliquée.
> "Le ministère public est partie intégrante et nécessaire des juridictions répressives."
Interprétations et citations légales
1. Code de procédure pénale - Article 460 : Cet article stipule que le ministère public doit être entendu dans toutes les instances où il est présent, ce qui est crucial pour garantir le respect des droits de la défense et l'équité du procès.
2. Code de procédure pénale - Article 512 : Cet article renforce l'exigence d'audition du ministère public, précisant que son absence ou son non-respect constitue un vice de forme qui peut entraîner la nullité de la décision.
3. Loi du 20 avril 1810 - Article 7 : Cet article précise les obligations procédurales relatives à l'audition du ministère public, soulignant l'importance de cette étape pour la légitimité des décisions judiciaires.
En conclusion, la décision de la Cour de cassation met en lumière l'importance des formalités procédurales dans le cadre des juridictions répressives, en insistant sur le rôle indispensable du ministère public et en affirmant que son audition est une condition sine qua non pour la validité des arrêts rendus.