Résumé de la décision
M. Claude Z... et Mme Claudine X... ont formé un pourvoi en cassation contre un arrêt de la cour d'appel de Nancy, rendu le 20 avril 1998, qui avait ordonné la vente de leur bien immobilier comme mesure de redressement de leur situation de surendettement. La Cour de Cassation a rejeté leur pourvoi, confirmant ainsi la décision de la cour d'appel.
Arguments pertinents
Les arguments des requérants se concentraient sur la contestation de l'appréciation des juges du fond concernant leur capacité de paiement et les mesures de redressement proposées. La Cour de Cassation a souligné que le pourvoi en cassation est une voie extraordinaire de recours, visant à faire censurer par la Cour la non-conformité d'une décision aux règles de droit. Elle a précisé que les griefs soulevés par M. Z... et Mme X... ne remettaient en cause que l'appréciation souveraine des juges du fond, ce qui ne pouvait justifier l'accueil du pourvoi. La Cour a ainsi affirmé : « D'où il suit qu'ils ne peuvent être accueillis ».
Interprétations et citations légales
La décision s'appuie sur le principe selon lequel la Cour de Cassation ne rejuge pas les faits, mais vérifie la conformité de la décision attaquée aux règles de droit. Cela est clairement énoncé dans l'article 604 du nouveau Code de procédure civile, qui définit le pourvoi en cassation comme un moyen de censurer la non-conformité d'une décision aux règles de droit.
- Code de procédure civile - Article 604 : « Le pourvoi en cassation est une voie extraordinaire de recours qui tend à faire censurer par la Cour de Cassation la non-conformité de la décision qu'il attaque aux règles de droit. »
La Cour a également rappelé que l'appréciation des possibilités de paiement des débiteurs et des mesures de redressement relève de la compétence des juges du fond, ce qui est en conformité avec le principe de souveraineté des juges. Cela signifie que les décisions prises par les juges du fond ne peuvent être contestées en cassation que si elles violent une règle de droit, ce qui n'était pas le cas ici.
En conclusion, la décision de la Cour de Cassation illustre la limite de son pouvoir de révision et la prééminence des juges du fond dans l'appréciation des faits et des situations individuelles.