Résumé de la décision
M. et Mme B A ont demandé au tribunal de prononcer la décharge de la cotisation de taxe foncière sur les propriétés bâties pour l'année 2021 concernant un bien immobilier situé à Meung-sur-Loire. Ils ont soutenu que l'inoccupation du bien était indépendante de leur volonté, citant des difficultés liées à la recherche de locataires, des retards dans les travaux de rénovation dus à la pandémie de COVID-19, et des problèmes d'accès au financement. L'administration fiscale a rejeté leur demande, arguant que le bien n'avait jamais été loué ni offert à la location, et que la vacance n'était pas indépendante de leur volonté. Le tribunal a finalement rejeté la requête des requérants, confirmant la position de l'administration.
Arguments pertinents
1. Condition de vacance indépendante de la volonté du contribuable : Le tribunal a souligné que pour obtenir un dégrèvement de la taxe foncière, il est nécessaire que la vacance du bien soit indépendante de la volonté du propriétaire. Il a noté que les requérants n'ont pas prouvé que la vacance était due à des circonstances échappant à leur contrôle. Le tribunal a déclaré : « les requérants n'établissent pas que la vacance du bien en cause serait indépendante de leur volonté au sens des dispositions de l'article 1389 du code général des impôts. »
2. Démarches pour la location : Bien que les requérants aient présenté des attestations d'une agence immobilière et des factures pour des services publicitaires, le tribunal a estimé que ces éléments ne suffisent pas à démontrer les efforts réels déployés pour louer le bien. Il a précisé que « la seule production de deux attestations de cette agence immobilière [...] ne permettent toutefois pas d'apprécier les actions et démarches effectivement menées concernant l'ensemble immobilier litigieux. »
3. État du bien et financement des travaux : Le tribunal a également noté que les requérants n'ont pas prouvé que l'état du bien le rendait impropre à la location. De plus, leur incapacité à obtenir des prêts pour financer les travaux n'a pas été étayée par des preuves suffisantes. Le tribunal a conclu que « les requérants ne produisent toutefois aucun élément établissant les démarches qu'ils auraient accomplies pour obtenir un prêt. »
Interprétations et citations légales
1. Article 1389 du Code général des impôts : Cet article stipule que le dégrèvement de la taxe foncière est subordonné à la condition que la vacance soit indépendante de la volonté du contribuable, qu'elle dure au moins trois mois, et qu'elle affecte la totalité ou une partie de l'immeuble. Le tribunal a interprété cette disposition en insistant sur le fait que le caractère involontaire de la vacance doit être apprécié en fonction des circonstances et des démarches entreprises par le propriétaire.
2. Article 1380 du Code général des impôts : Cet article établit que la taxe foncière est due sur les propriétés bâties, sauf exonération prévue par la loi. Le tribunal a rappelé que la taxe foncière est établie annuellement sur les propriétés bâties, ce qui implique que les contribuables doivent prouver leur droit à un dégrèvement.
3. Article 1415 du Code général des impôts : Cet article précise que la taxe foncière est établie pour l'année entière d'après les faits existants au 1er janvier de l'année d'imposition. Le tribunal a utilisé cette disposition pour souligner que la situation au 1er janvier 2021 était déterminante pour l'évaluation de la demande de dégrèvement.
En conclusion, le tribunal a rejeté la requête de M. et Mme B A, considérant qu'ils n'avaient pas démontré que la vacance de leur bien était indépendante de leur volonté, conformément aux exigences des articles du Code général des impôts.