Résumé de la décision
Mme A C a déposé une requête le 7 novembre 2023 pour contester la décision du 5 septembre 2023, par laquelle le président du conseil départemental du Cher a refusé de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention "stationnement pour personnes handicapées". Le tribunal a rejeté sa requête en raison de son irrecevabilité manifeste, car Mme C n'avait pas produit la décision prise sur le recours préalable qu'elle devait former devant le président du conseil départemental, comme l'exige la législation en vigueur.
Arguments pertinents
1. Recours préalable obligatoire : La décision souligne que, conformément à l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles, toute contestation relative à l'attribution de la carte mobilité inclusion doit d'abord passer par un recours administratif devant le président du conseil départemental. La décision prise suite à ce recours est la seule qui peut être contestée devant le juge administratif.
2. Irrecevabilité de la requête : Le tribunal a constaté que Mme C n'avait pas fourni, dans le délai imparti, la décision relative à son recours préalable. En vertu de l'article R. 412-1 du code de justice administrative, l'absence de cette pièce essentielle entraîne l'irrecevabilité de la requête. Le tribunal a donc appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête.
Interprétations et citations légales
1. Article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles : Cet article stipule que "le recours préalable obligatoire formé contre une décision relative à la carte 'mobilité inclusion' destinée aux personnes physiques est formé, par tout moyen lui conférant date certaine, devant le président du conseil départemental". Cela signifie que le recours administratif est une condition préalable indispensable avant de saisir le juge.
2. Article R. 412-1 du code de justice administrative : Cet article précise que "la requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué". Cela souligne l'importance de fournir tous les documents nécessaires pour que la requête soit recevable.
3. Article R. 222-1 du code de justice administrative : Le 4° de cet article permet aux magistrats de rejeter les requêtes manifestement irrecevables, ce qui a été appliqué dans le cas de Mme C. Le tribunal a donc agi conformément à cette disposition en rejetant la requête pour absence de régularisation.
En conclusion, la décision du tribunal repose sur le non-respect des procédures administratives préalables, ce qui a conduit à l'irrecevabilité de la requête de Mme C.