Résumé de la décision
M. A B a saisi le tribunal administratif de Bordeaux par une requête enregistrée le 20 septembre 2023, concernant des incohérences sur le montant de son compte personnel de formation (CPF) et soupçonnant le Rectorat de Bordeaux et le Ministre de l'Éducation d'un détournement de fonds. Le tribunal a rejeté sa requête comme manifestement irrecevable, considérant que M. B ne contestait pas une décision administrative précise, mais demandait simplement une réponse à ses préoccupations. L'ordonnance a été rendue le 8 décembre 2023.
Arguments pertinents
1. Irrecevabilité de la requête : Le tribunal a souligné que, selon l'article R. 421-1 du code de justice administrative, une requête ne peut être formée que contre une décision administrative. M. B n'a pas contesté une telle décision, mais a simplement exprimé des doutes sur la gestion de son CPF.
2. Absence de conclusions recevables : Le tribunal a noté que les conclusions de M. B, qui demandaient une réponse à une "intrigante situation", ne relevaient pas des compétences du juge administratif. En effet, les conclusions doivent viser soit l'annulation d'une décision, soit une demande d'indemnisation en cas de responsabilité de l'administration.
Interprétations et citations légales
1. Article R. 222-1 du code de justice administrative : Cet article permet aux présidents de tribunal administratif de rejeter des requêtes manifestement irrecevables sans invitation à régulariser. Cela souligne l'importance de la recevabilité des requêtes dans le cadre du droit administratif.
2. Article R. 411-1 du code de justice administrative : Cet article stipule que la juridiction est saisie par requête contenant l'exposé des faits et des moyens, et que la juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision. Cela implique que M. B devait avoir une décision administrative à contester pour que sa requête soit recevable.
3. Article R. 421-1 du code de justice administrative : Cet article précise que les requêtes tendant au paiement d'une somme d'argent ne sont recevables qu'après une décision administrative sur une demande préalablement formée. M. B n'ayant pas suivi cette procédure, sa requête a été jugée irrecevable.
En conclusion, la décision du tribunal administratif de Bordeaux repose sur une interprétation stricte des règles de recevabilité des requêtes en matière de droit administratif, soulignant la nécessité d'une décision administrative préalable pour toute contestation.