Résumé de la décision
Mme A B a contesté l'estimation de ses droits à la retraite, établie par le service des retraites de l'État le 8 juillet 2022, en soutenant qu'une décote avait été appliquée alors qu'une précédente estimation en 2011 indiquait qu'aucune décote ne s'appliquait à une personne handicapée. Le ministre des armées a demandé sa mise hors de cause, tandis que le ministre de l'économie a conclu au rejet de la requête pour irrecevabilité, arguant qu'il n'y avait pas de décision faisant grief et que la requête était tardive. Le tribunal a rejeté la requête de Mme B comme manifestement irrecevable, considérant que la simulation de pension ne constituait pas une décision susceptible de recours.
Arguments pertinents
1. Irrecevabilité de la requête : Le tribunal a statué que la requête de Mme B était manifestement irrecevable, car le document contesté n'était qu'une simulation de pension et ne constituait pas une décision faisant grief. Cela est en accord avec l'article R. 412-1 du code de justice administrative, qui stipule que "la juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision".
2. Absence de décision faisant grief : Le tribunal a souligné que la simulation de pension, bien qu'elle puisse être source de préoccupation pour Mme B, ne remplissait pas les critères d'une décision administrative susceptible de recours. Cela renforce l'idée que seules les décisions ayant un impact juridique direct sur les droits des individus peuvent être contestées.
Interprétations et citations légales
1. Article R. 222-1 du code de justice administrative : Cet article permet aux présidents de formation de jugement de rejeter des requêtes manifestement irrecevables. Le 4° de cet article précise que la juridiction n'est pas tenue d'inviter l'auteur à régulariser sa requête, ce qui a été appliqué dans le cas présent.
2. Article R. 412-1 du code de justice administrative : Cet article stipule que "la juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision". Cette disposition a été essentielle pour justifier le rejet de la requête de Mme B, car la simulation de pension ne constituait pas une décision administrative.
En conclusion, la décision du tribunal repose sur une interprétation stricte des critères d'irrecevabilité des recours en matière administrative, en insistant sur la nécessité d'une décision formelle ayant un effet juridique pour pouvoir être contestée.