Résumé de la décision
M. A B a contesté la décision du 10 juin 2021 de l'Agence nationale de l'habitat, qui lui a accordé 7 000 euros pour des travaux de rénovation, alors qu'il estimait avoir droit à 15 000 euros. Le tribunal administratif de Caen, par ordonnance du 20 mars 2023, a rejeté sa requête, considérant que l'administration avait appliqué correctement les dispositions légales en vigueur et que le moyen de M. B était inopérant.
Arguments pertinents
1. Inopérance du moyen : Le tribunal a souligné que M. B ne pouvait pas contester le montant de 15 000 euros, car aucune décision de l'Agence nationale de l'habitat n'avait prévu un tel montant. En effet, "l'administration a fait une exacte application des dispositions de l'annexe 2 de l'arrêté du 14 janvier 2020", ce qui signifie que le calcul de la prime était conforme aux règles établies.
2. Compétence liée de l'administration : Le tribunal a noté que l'administration était en situation de compétence liée, ce qui signifie qu'elle n'avait pas de marge de manœuvre pour accorder un montant supérieur à celui prévu par la réglementation. Cela renforce l'idée que la décision contestée était fondée sur des bases légales solides.
Interprétations et citations légales
1. Application de l'arrêté du 14 janvier 2020 : L'arrêté en question fixe les modalités de calcul de la prime de transition écologique. L'article pertinent stipule que pour les travaux d'isolation, le montant est de 25 euros par m² pour les ménages à ressources très modestes. Cette disposition a été appliquée correctement par l'Agence nationale de l'habitat, ce qui a conduit à l'attribution de 7 000 euros à M. B.
2. Code de justice administrative - Article R. 222-1 : Cet article permet aux présidents de tribunal administratif de rejeter des requêtes qui ne comportent que des moyens manifestement infondés ou inopérants. Le tribunal a utilisé cette disposition pour justifier le rejet de la requête de M. B, affirmant que "le moyen de M. B étant inopérant, il y a lieu de rejeter sa requête par ordonnance".
En conclusion, la décision du tribunal administratif de Caen repose sur une application rigoureuse des textes législatifs et réglementaires, confirmant que l'Agence nationale de l'habitat a agi conformément à ses obligations légales.