Résumé de la décision
M. A, représenté par son avocat, a saisi le juge des référés pour obtenir une injonction à l'encontre du préfet des Hauts-de-Seine, lui demandant de lui délivrer un rendez-vous pour déposer sa demande de titre de séjour, ainsi qu'un récépissé correspondant, sous astreinte de 500 euros par jour de retard. Le préfet a ensuite convoqué M. A pour le 25 juillet 2023, rendant la demande d'injonction sans objet. Le juge a donc décidé de ne pas statuer sur cette demande, a rejeté les conclusions relatives à la délivrance d'un récépissé, mais a accordé à M. A une somme de 500 euros au titre des frais non compris dans les dépens.
Arguments pertinents
1. Perte d'objet de la demande : Le juge a constaté que, suite à la convocation du préfet, la demande d'injonction pour obtenir un rendez-vous avait perdu son objet. Cela est fondé sur le principe selon lequel "il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte présentées par M. A" (point 2 de la décision).
2. Délivrance du récépissé : Le juge a précisé qu'il ne pouvait pas ordonner la délivrance d'un récépissé, car celle-ci dépend de la complétude de la demande de titre de séjour. Il a ainsi rejeté les conclusions de M. A à ce sujet, en affirmant que "la délivrance de ce dernier est subordonnée au caractère complet de cette demande" (point 3 de la décision).
3. Frais exposés : En raison des circonstances de l'affaire, le juge a décidé d'accorder une somme de 500 euros à M. A pour couvrir les frais exposés, conformément à l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Interprétations et citations légales
1. Article L. 521-3 du code de justice administrative : Cet article permet au juge des référés d'ordonner des mesures utiles en cas d'urgence, même en l'absence de décision administrative préalable. La décision souligne que "le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative". Cela établit le cadre dans lequel le juge peut agir, mais aussi les limites de son pouvoir.
2. Article L. 761-1 du code de justice administrative : Cet article stipule que l'État peut être condamné à verser une somme pour couvrir les frais exposés par une partie. Le juge a appliqué cet article en accordant 500 euros à M. A, en précisant que "dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat une somme de 500 euros".
3. Délivrance du récépissé : La décision rappelle que la délivrance d'un récépissé est conditionnée par la complétude de la demande, ce qui est implicite dans le droit administratif. Cela souligne l'importance de la procédure administrative et des conditions requises pour l'obtention de documents officiels.
En somme, cette décision illustre l'application des principes de droit administratif en matière de référé, tout en clarifiant les limites des pouvoirs du juge dans le cadre des demandes relatives aux titres de séjour.