Résumé de la décision
Mme A B a déposé une requête le 8 mars 2023 auprès du juge des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise, demandant une expertise pour évaluer les préjudices subis à la suite d'accidents de service et d'une maladie professionnelle. La caisse primaire d'assurance maladie de l'Eure n'a pas contesté cette demande. Cependant, le tribunal a rejeté la requête, considérant que la demande d'expertise ne présentait pas le caractère d'utilité requis, car elle visait à contester des décisions antérieures concernant l'indemnisation des préjudices déjà examinés.
Arguments pertinents
1. Utilité de la mesure d'expertise : Le juge des référés a souligné que, selon l'article R. 532-1 du code de justice administrative, la prescription d'une mesure d'expertise est subordonnée à son caractère utile. Il a noté que la demande d'expertise de Mme B ne répondait pas à ce critère, car elle visait à contester les décisions antérieures du tribunal concernant l'indemnisation de ses préjudices.
2. Décision antérieure : Le tribunal a rappelé que, par un jugement du 2 novembre 2021, il avait déjà statué sur les préjudices de Mme B, lui accordant une indemnisation pour les douleurs liées à sa maladie professionnelle. La nouvelle demande d'expertise était donc considérée comme une tentative de réexaminer des questions déjà tranchées, ce qui n'est pas recevable.
Interprétations et citations légales
- Article R. 532-1 du code de justice administrative : Cet article stipule que "Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction." Le tribunal a interprété cette disposition comme imposant une condition d'utilité pour toute mesure d'expertise, ce qui n'était pas le cas ici.
- Jugement n°1811245 du 2 novembre 2021 : Le tribunal a fait référence à ce jugement pour établir que les préjudices de Mme B avaient déjà été examinés et indemnisés. Cela a été un élément clé dans le rejet de la demande d'expertise, car la requête actuelle ne visait qu'à contester les modalités de cette indemnisation.
En conclusion, la décision du tribunal administratif de Cergy-Pontoise repose sur l'absence d'utilité de la mesure d'expertise demandée, en raison de l'existence d'une décision antérieure ayant déjà statué sur les préjudices de Mme B.