Résumé de la décision
La commune de Reims a demandé au juge des référés de désigner un expert pour examiner l'état d'un immeuble situé au 38 rue de Saint Brice, suite à un effondrement partiel survenu le 22 février 2024. Le maire a souligné des risques d'insécurité pour les occupants des bâtiments voisins. Le juge a ordonné la désignation de Mme D C comme expert, lui confiant la mission d'examiner l'immeuble et de dresser un constat de l'état des bâtiments mitoyens dans un délai de 24 heures. L'expert devra également rendre un rapport dans les 10 jours suivant sa mission.
Arguments pertinents
1. Danger pour la sécurité publique : Le maire a fait valoir que l'immeuble présente un danger pour la sécurité publique, justifiant ainsi la demande d'expertise. Le juge a reconnu la nécessité d'une évaluation rapide de l'état de l'immeuble pour protéger les occupants des bâtiments voisins.
2. Procédure d'expertise : En vertu de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, le juge a le pouvoir de désigner un expert pour examiner les bâtiments avant l'adoption d'un arrêté de mise en sécurité. Le juge a donc statué en faveur de la désignation d'un expert, conformément à la procédure de référé.
3. Délai d'exécution : Le juge a précisé que l'expert doit se rendre sur les lieux et dresser un constat dans les 24 heures suivant la notification de l'ordonnance, soulignant l'urgence de la situation.
Interprétations et citations légales
1. Article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation : Cet article permet à l'autorité compétente de demander la désignation d'un expert pour examiner les bâtiments avant de prendre des mesures de sécurité. La formulation "l'autorité compétente peut demander à la juridiction administrative la désignation d'un expert" souligne le pouvoir discrétionnaire du maire dans des situations d'urgence.
2. Article R. 556-1 du code de justice administrative : Cet article précise que le juge administratif peut être saisi par le maire pour désigner un expert, en suivant la procédure de référé. La mention "s'il n'est rien demandé de plus que la constatation de faits" indique que la procédure peut être simplifiée en cas d'urgence, ce qui a été appliqué dans cette décision.
3. Article R. 621-1 à R. 621-14 du code de justice administrative : Ces articles régissent les modalités de la mission de l'expert, y compris le serment à prêter et les conditions de constatation. Le juge a ordonné que l'expert prenne en compte ces dispositions, garantissant ainsi la rigueur et la légalité de la procédure.
En conclusion, la décision du juge des référés s'inscrit dans un cadre légal clair, visant à protéger la sécurité publique par une évaluation rapide et rigoureuse de l'état d'un immeuble potentiellement dangereux.