Résumé de la décision
M. A B a demandé au juge des référés de condamner l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) à lui verser une provision de 2 000 euros, en raison d'une créance non sérieusement contestable relative à une prime de transition énergétique. L'ANAH a, après l'introduction de la requête, mis en paiement cette prime, ce qui a conduit le juge à considérer que les conclusions de M. B étaient devenues sans objet. Par conséquent, le juge a décidé qu'il n'y avait plus lieu à statuer sur la demande de provision et a rejeté les autres conclusions de M. B, notamment celles relatives aux frais de justice.
Arguments pertinents
1. Absence d'objet de la demande : Le juge a constaté que l'ANAH avait mis en paiement la prime de 2 000 euros le 29 juin 2023, après l'introduction de la requête de M. B. Cela a conduit à la conclusion que la demande de provision était devenue sans objet. Le juge a affirmé : « Par suite, les conclusions de la requête tendant au paiement d'une provision du même montant, sont devenues sans objet. Il n'y a plus lieu d'y statuer. »
2. Frais de justice : Concernant les frais liés au litige, le juge a estimé qu'il n'y avait pas lieu de mettre à la charge de l'ANAH une somme à verser à M. B sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, en raison des circonstances de l'espèce.
Interprétations et citations légales
1. Article R. 541-1 du code de justice administrative : Cet article permet au juge des référés de statuer sur des demandes de provision lorsque la créance est non sérieusement contestable. Dans cette affaire, le juge a appliqué cet article pour examiner la demande de M. B, mais a conclu que la créance n'était plus contestable puisque le paiement avait été effectué.
2. Article L. 761-1 du code de justice administrative : Cet article prévoit que la partie perdante peut être condamnée à payer une somme au titre des frais exposés par l'autre partie. Le juge a interprété cet article en considérant que, dans les circonstances de l'affaire, l'ANAH ne pouvait pas être considérée comme partie perdante, ce qui a conduit au rejet de la demande de M. B concernant les frais de justice.
En résumé, la décision du juge des référés repose sur l'absence d'objet de la demande de provision suite au paiement effectué par l'ANAH et sur l'absence de condamnation de l'ANAH aux frais de justice, en raison de la nature des circonstances entourant le litige.