Résumé de la décision
Mme B A a saisi le tribunal administratif pour contester la décision du 12 janvier 2024, par laquelle le président du conseil départemental de la Haute-Savoie a refusé de lui accorder une carte mobilité inclusion mention "stationnement". Le greffe du tribunal a demandé à Mme A de produire la décision de rejet de son recours administratif préalable obligatoire ou l'accusé de réception de ce recours. N'ayant pas régularisé sa demande dans le délai imparti, la requête a été déclarée manifestement irrecevable et rejetée par ordonnance du 4 mars 2024.
Arguments pertinents
1. Obligation de recours préalable : La décision souligne que, conformément à l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles, toute contestation d'une décision relative à la carte "mobilité inclusion" doit être précédée d'un recours administratif. Ce recours est une condition préalable à la saisine du juge administratif.
2. Irrecevabilité de la requête : En vertu de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal peut rejeter les requêtes manifestement irrecevables sans invitation à régulariser si la régularisation n'est pas effectuée dans le délai imparti. Mme A n'ayant pas produit la décision de rejet de son recours ou l'accusé de réception dans le délai de quinze jours, sa requête a été jugée irrecevable.
Interprétations et citations légales
1. Recours administratif préalable obligatoire : L'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles stipule que "le recours préalable obligatoire formé contre une décision relative à la carte 'mobilité inclusion' [...] est formé, par tout moyen lui conférant date certaine, devant le président du conseil départemental." Cela signifie que le recours doit être formé avant toute action en justice, et la décision prise à la suite de ce recours est celle qui peut être contestée devant le juge.
2. Conditions de recevabilité : L'article R. 412-1 du code de justice administrative précise que "la requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou [...] de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation." Cette exigence souligne l'importance de fournir les documents nécessaires pour établir la recevabilité de la requête.
3. Délai de régularisation : L'article R. 612-1 du code de justice administrative indique que "la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser." Dans ce cas, le tribunal a respecté cette procédure en demandant à Mme A de régulariser sa requête, mais celle-ci n'a pas répondu dans le délai imparti.
En conclusion, la décision du tribunal administratif repose sur des principes clairs de droit administratif, notamment l'obligation de former un recours préalable et les conditions de recevabilité des requêtes, qui n'ont pas été respectées par Mme A.